Eugène Lefebvre

Résumé

Eugène Lefebvre,  Les aliments (1882)

“ Il y a plus : les populations qui ne font pas usage de viande, ont non seulement moins de vigueur corporelle, mais aussi moins d'énergie morale. « Voyez l'Irlande, voyez l'Inde! L'Angleterre règnerait-elle sur un peuple en détresse, si la pomme de terre, presque seule, n'aidait celui-là à prolonger sa lamentable agonie? Cent quarante millions d'Indous obéiraient-ils à quelques milliers d'Anglais, s'ils se nourrissaient comme eux? Les Brahmes, comme autrefois Pythagore, avaient voulu adoucir les mœurs; ils y ont réussi, mais en énervant les hommes. » ”
Source : Gallica

Eugène Lefebvre,  Les aliments (1882)

“ Il semble que la plante ait la faculté de créer, de donner la vie à ce qui en est dépourvu. Sans être aussi élevé, son rôle n'en est pas moins important. Elle ne pousse et ne se développe, -elle ne végète qu'à la lumière : toute sa puissance créatrice disparaît dans l'obscurité. Ce n'est donc pas la plante qui donne la vie à ses tissus; c'est le soleil. Ces arbres gigantesques, ces fleurs élégantes et parfumées, ces fruits savoureux, tout cela est bien fait avec la matière minérale de l'air ou du sol; mais pour les animer, pour leur donner la vie, il faut un rayon de soleil. ”
Source : Gallica

Eugène Lefebvre,  Les aliments (1882)

“ La distinction des aliments plastiques et des aliments combustibles n'est pas cependant absolument complète. Jamais la graisse, le sucre, la fécule, qui ne contiennent pas d'azote, ne pourront développer les tissus et jouer le rôle des matières plastiques; mais celles-ci peuvent dans certains cas se brûler et entretenir la chaleur. Quand, par exemple, l'alimentation est insuffisante, le corps dépérit rapidement, parce que le foyer intérieur reste allumé : la respiration continue à fonctionner, et comme le combustible manque, le corps se consume lui-même. ”
Source : Gallica

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