Sobriété

Définition et enjeux

Maurice Souriau,  Histoire du Parnasse (1929)

“ Laissons au poète accusé le dernier mot : à sa période de perfection, la sobriété a été son impassibilité à lui: « j'aime à donner un mouvement contenu à l'émotion ; la compression me semble plus élevée, plus digne que l'expansion. Réprimer l'élan du cœur, c'est mieux compter ses battements ; la douleur pesée est plus noble que la douleur criée. J'aime à dire simplement ; j'étouffe l'exclamation pour en faire un soupir, j'arrête les pleurs pour les faire retomber sur le coeur ; c'est ma manière, ou plutôt mon idéal3 ». ”
Source : Gallica

Paul Triaire,  Hygiène morale et physique : conférences faites au Cercle ouvrier de Tours (1874)

“ Vous le voyez, Messieurs, la sobriété nous apparaît à son tour comme une condition indispensable à la dignité humaine, à la vigueur, à l'harmonie des forces vitales et au fonctionnement régulier de l'organisme. A son tour, elle se manifeste comme une loi, une règle
tutélaire environnant l'individu et la société de garanties si précieuses qu'on ne saurait les rompre sans s'exposer à de redoutables et mortelles perturbations.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Marie Guyau Jean-Marie Guyau,  La Morale d’Épicure et ses rapports avec les doctrines contemporaines

“ La tempérance comme le courage, et à plus forte raison, est de l’intérêt transformé. « La sobriété est l’amour de la santé, ou l’impuissance de manger beaucoup. » « On voudrait bien manger davantage, mais on craint de se faire du mal. » Après la tempérance proprement dite vient la modération de l’âme, le mépris des richesses, des honneurs. « La modération est la langueur et la paresse de l’âme, comme l’ambition en est l’activité et l’ardeur. » ”
Source : Wikisource

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