Maurice Souriau, Histoire du Parnasse (1929)
“ Laissons au poète accusé le dernier mot : à sa période de perfection, la sobriété a été son impassibilité à lui: « j'aime à donner un mouvement contenu à l'émotion ; la compression me semble plus élevée, plus digne que l'expansion. Réprimer l'élan du cœur, c'est mieux compter ses battements ; la douleur pesée est plus noble que la douleur criée. J'aime à dire simplement ; j'étouffe l'exclamation pour en faire un soupir, j'arrête les pleurs pour les faire retomber sur le coeur ; c'est ma manière, ou plutôt mon idéal3 ». ”
