Résumé

Luigi Cornaro L'art de vivre longtemps et en parfaite santé… (1831)

Est-il rien de plus honteux que d'être l'esclave et le jouet de sa colère, de son intempérance, de toutes les saillies, de tous les emportemens de son imagination ; que de se répandre avec une impétuosité aveugle dans une infàme crapule et dans d'autres excès encore bien plus infâmes ? Est-il rien de plus indigne que des excès si contraires à la vertu, si nuisibles à la santé, et même si incompatibles avec l'honneur du monde? La vie sobre remédie aisément à ces maux : elle ôte une partie des humeurs qui les causent, et elle corrige l'autre.
Source : Gallica

Luigi Cornaro L'art de vivre longtemps et en parfaite santé… (1831)

La sagesse est son partage, tant il est vrai de dire avec les saints Pères, que la sobriété est la mère des vertus après la foi.
Le cœur est plein de feu , d'ardeur, de zèle et d'amour; il chérit les richesses de la grâce, admire les beautés du Créateur, et s'épanouit aux premiers objets agréables que lui offre la nature ; il les poursuit de ses amoureuses affections, qu'il manifeste librement et avec une douce joie ; il répand au loin la bonne odeur de la félicité, et le bonheur de la vertu fait son grand apanage et sa rare beauté.
Source : Gallica

Luigi Cornaro L'art de vivre longtemps et en parfaite santé… (1847)

Tu flattes notre goût, tu rends nos humeurs pures,
Tu fais dans notre corps couler un sang nouveau, Et pour les calculeux tu donnes ton noyau.
Parmi les fruits dont on couvre nos tables, il en est peu que l'on préfère à la cerise belle et bien mûre.
Ce fruit imprime au palais une saveur si agréable et si heureuse, que l'on s'aperçoit sur-le-champ de sa salubrité, et même de la manière dont il doit être sain.
Le suc mucilagineux, aigrelet, dont il aftlue, pénètre les papilles nerveuses de la langue en les caressant, humecte les solides en délayant les fluides.
Source : Gallica

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