Samuel Auguste Tissot

Samuel Auguste Tissot

Résumé

Portrait de Samuel Auguste Tissot Samuel Auguste Tissot L’Onanisme

M. Hoffman a vu les plus fâcheux accidents suivre la dissipation de la semence. « Après de longues pollutions nocturnes, dit-il, non-seulement les forces se perdent, le corps maigrit, le visage pâlit ; mais de plus la mémoire s’affoiblit, une sensation continuelle de froid saisit tous les membres, la vue s’obscurcit, la voix de vient rauque [19] : tout le corps se détruit peu-à-peu, le sommeil troublé par des rêves inquiétants ne répare point, & l’on éprouve des douleurs semblables à celles qu’on ressent après qu’on a été meurtri par des coups » [20] .
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Portrait de Samuel Auguste Tissot Samuel Auguste Tissot L’Onanisme

Ceux-là, dis-je, sentiront combien il importe pour les malades de respirer un air plutôt qu’un autre. Ceux qui sont entrés une fois en leur vie dans une chambre qu’on habite sans l’aërer ; ceux qui auront côtoyé des marais dans les chaleurs, habité dans des lieux bas entourés d’éminences de tous côtés ; ceux qui auront passé d’une ville peuplée dans la campagne, qui auront respiré l’air au lever du soleil ou à midi, avant ou après une pluie ; tous ces gens-là, dis-je, comprendront comment l’air peut influer sur la santé.
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Portrait de Samuel Auguste Tissot Samuel Auguste Tissot L’Onanisme

Je lus en frémissant, dans la lettre d’un autre malade, ces mots terribles, qui me rappellerent ceux de l’Onania. « Si la religion ne me retenoit pas, j’aurois déjà terminé une vie, d’autant plus cruelle, qu’elle l’est par ma propre faute ». Il n’est pas au monde, en effet, d’état pire que celui de l’angoisse ; la douleur n’est rien en comparaison, & quand elle se joint à une foule d’autres maux, il n’est point étonnant qu’un malade désire la mort comme son plus grand bien, & regarde la vie comme un malheur réel, si l’on peut appeller vie un état aussi triste.
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