Samuel Auguste André David Tissot

Résumé

Samuel Auguste André David Tissot De la Santé des gens de lettres… (1859)

L'homme du monde agité par les affaires, les projets, les plaisirs, les chagrins, les regrets du jour, échauffé par la veille, les aliments et les boissons, se couche avec des nerfs inquiets, un pouls fiévreux, un estomac travaillé par le poids et l'âcreté des aliments, des vaisseaux pleins de sucs qui les irritent; l'inquiétude, le malaise, la fièvre se couchent avec lui et le tiennent longtemps éveillé; s'il s'endort, c'est d'un sommeil léger, inquiet, agité, troublé par des rêves effrayants et des réveils brusques.
Source : Gallica

Samuel Auguste André David Tissot De la Santé des gens de lettres… (1859)

Tissot n'insiste point assez sur l'obligation où sont les gens de lettres de fuir la volupté. Ce n'est pas seulement la force d'âme, la vertu, la santé qui sont à ce prix, c'est aussi la gloire. Nulle grande conception au sein des voluptés. Nous n'avons qu'une somme de forces déterminée, et l'acte qui en demande le plus est celui par lequel l'homme tend à se reproduire et à se perpétuer physiquement ou moralement, par le corps ou par l'esprit, si bien qu'il ne sauroit poursuivre activement l'un et l'autre but sans amoindrir ses œuvres et sans se tuer.
Source : Gallica

Samuel Auguste André David Tissot De la Santé des gens de lettres… (1859)

De dix enfants de neuf ans, voués à différentes fonctions, je voudrois que celui qu'on voue aux sciences fût le moins savant; à douze ans qui est l'âge où Pascal et Newton ne savoient encore point de latin, il commenceroit à avoir la supériorité, à seize la distance seroit prodigieuse. En blâmant ceux qui se livrent aux études avec passion, je n'ai point eu en vue ceux qui cultivent les sciences d'une façon sage; et si l'on s'expose aux maux les plus fâcheux en sacrifiant tout à l'amour des lettres, on s'expose à la honte en restant dans l'ignorance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature