Résumé

Portrait de S. A. D. Tissot S. A. D. Tissot Avis au peuple sur sa santé

Quand on n'a pas saigné suffisamment, ou assez tôt, quelquefois même, comme je l'ai vu, quand on a si fort affoibli le malade, par trop de saignées, que les évacuations par les selles, les urines, les crachats, la transpiration, ne sont pas bien faites; quand ces évacuations ont été dérangées par quelqu'autre cause, ou que la maladie n'a pas été bien traitée, les vaisseaux enflammés ne se débarrassent pas de l'humeur qui les engorge; mais il arrive, dans le poulmon, ce que chacun voit arriver tous les jours sur la peau.
Source : Gutenberg

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Le mal commence ordinairement par une des amigdales, qui devient grosse, rouge, douloureuse, & ne permet d'avaler qu'avec une très grande peine. Quelquefois le mal se borne à un seul côté; mais plus ordinairement il passe à la luette, & de là, à l'autre amigdale. Si le mal n'est pas grave, la premiere est ordinairement mieux, quand la seconde est attaquée. Lorsqu'elles le sont toutes deux ensemble, la douleur & le malaise sont très considérables, le malade ne peut avaler qu'avec la plus grande peine; & la sensibilité est si grande, que j'ai vu des femmes avoir des convulsions.
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Portrait de S. A. D. Tissot S. A. D. Tissot Avis au peuple sur sa santé

Tant que le pouls est bon, que la respiration n'est pas embarrassée, que le cerveau ne paroît pas fortement attaqué, que le malade prend les remedes, qu'ils produisent l'effet qu'on en attend, qu'il conserve des forces, qu'il sent son état, l'on doit espérer de le guérir: quand tous, ou le plus grand nombre de ces caracteres manquent, il est dans un pressant danger.
Source : Gutenberg

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