“ Enfin citons encore la transmutation de Van Helmont pour édifier en tous points le lecteur impartial : En 1618, dans son laboratoire de Vilvorde, près de Bruxelles, Van Helmont reçut d’une main inconnue un quart de grain de Pierre Philosophale. Elle venait d’un adepte, qui, parvenu à la découverte du secret, désirait convaincre de sa réalité le savant illustre dont les travaux honoraient son époque. Van Helmont exécuta lui-même l’expérience seul dans son laboratoire. Avec le quart de grain de poudre qu’il avait reçu de l’inconnu il transforma en or huit onces de mercure. ”
Jan Baptist van Helmont
Définition et enjeux
Jan Baptist van Helmont (1579-1644), chimiste, physiologiste et médecin flamand, est considéré comme un précurseur majeur de la chimie pneumatique. Il identifia le gaz carbonique, souligna l'importance de l'eau dans la croissance des plantes et introduisit le terme « gaz » en science. Ses recherches, notamment l'expérience du saule, marquèrent un tournant dans la transition de l'alchimie vers une démarche expérimentale.
Heinrich Ritter met en avant son rôle dans la philosophie moderne, tandis que Papus évoque sa légende alchimique. Van Helmont, par le concept d'archée, associait la vitalité biologique à une force spirituelle, influençant le vitalisme. Son héritage, mêlant mysticisme et rigueur scientifique, demeure essentiel dans l'histoire des sciences.
Citations sur “Jan Baptist van Helmont”
Heinrich Ritter, Histoire de la philosophie moderne… (1861)
“ On remarquera que l'ensemble de ces idées de Van Helmont ne se trouve exprimé chez lui que d'une manière défectueuse. Selon lui, Dieu a créé par la contraction de sa lumière d'abord le Christ, ensuite le monde; selon lui, ce monde se compose d'un nombre déterminé d'individus ; Van Helmont ne peut lui attribuer ni véritable perfection ni véritable infinité ; il entend seulement, quand il emploie ces expressions, que les créatures ont en elles la faculté de se développer à l'infini. Cette idée de la vie infinie dans l'univers est celle qui lui tient le plus au coeur. ”
Heinrich Ritter, Histoire de la philosophie moderne… (1861)
“ Les germes de vie, répandus dès l'origine des choses, subsistent encore, selon lui, dans cet univers à demi mort; ils continuent encore d'opérer comme âme, comme esprit, et ils n'ont point cessé de tendre à rallumer ici la vie presque éteinte. Pour Van Helmont le monde actuel de construction mécanique n'est, après tout, qu'une période du grand développement des choses, auquel préside l'esprit divin. L'efficace divine ne peut se reposer ; la nature des créatures implique le changement, soit de mal en bien, soit de bien en mal (2) . ”
