Albert Dastre,
La vie et la mort
(1907)
“ En un mot, il y a une statue humaine : un souffle s'y surajoute, s'y insinue, feu du ciel, force vitale, étincelle divine, âme; et la voici vivante. Mais ce souffle aussi peut l'abandonner : un accident survient, un caillot dans une veine, un grain de plomb dans le cerveau; la vie s'échappe, il ne reste plus qu'un cadavre. Un instant a suffi pour détruire le prestige. — C'est bien de cette manière que tous les hommes se représentent la scène de la mort : un souffle qui s'échappe, quelque chose qui s'envole, ou qui s'écoule avec le sang. ”

