Résumé

Portrait de Albert Dastre Albert Dastre A propos de l'Histoire de la circulation du sang… (1885)

M. Turner dit: « Ne savait-on pas, comme je l'ai fait remarquer à propos d'une phrase analogue de M. Chéreau, que le sang passait à travers le foie, de la veine porte à la veine cave, » pour me prouver que l'on connaissait la circulation du foie. — Il y a là deux grosses erreurs : d'abord on ne savait pas que le sang circule de l'intestin au cœur par la veine porte, le foie, et la veine cave, c'est-à-dire que tout le sang suit
cette direction : on croyait à un flux et à un reflux.
Source : Gallica

Portrait de Albert Dastre Albert Dastre A propos de l'Histoire de la circulation du sang… (1885)

C'est ce moment que M. Turner choisit avec à propos, pour déclarer que Harvey fait exception à cette loi philosophique: c'est un produit spontané : c'est un Newton qui n'a pas eu de Képler; un Claude Bernard sans Magendie ; un Pasteur sans Davaine. — L'homme qui n'a pas de précurseur est celui qui construit son œuvre tout entière, appareil et esthétique, forme et fond, faits et interprétation sans rien emprunter d'essentiel à qui que ce soit.
Source : Gallica

Portrait de Albert Dastre Albert Dastre A propos de l'Histoire de la circulation du sang… (1885)

Monsieur le Directeur, Si nous rions de l'astrologue qui se laisse choir au fond d'un puits, que ferons-nous pour le critique qui tombe dans ses propres pièges ?.- Tel est, en effet, le cas de M. Turner.
Lorsque l'on s'attribue l'unique et peu modeste rôle de corriger autrui, encore ne faut-il pas s'exposer à se faire corriger soi-même. Il ne faut pas tout au moins se faire redresser sur les points même que l'on critique.
Source : Gallica

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