Résumé

A. Dastre L’Évolution de la physiologie du foie

Elle met en lumière une seconde vérité : c’est à savoir, le rôle protecteur du foie vis-à-vis des poisons. Cet organe modifie ou fixe les substances toxiques que lui amène la veine-porte ; il les rend anodines, ou en diminue tout au moins la nocivité : par-là il contribue à la défense de l’organisme contre tous les poisons, soit qu’ils viennent du dehors, soit qu’ils naissent dans l’organisme par suite des fermentations et putréfactions intestinales ou par l’effet de la destruction continuelle qu’y subissent les matières albuminoïdes.
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A. Dastre L’Évolution de la physiologie du foie

Il reçoit, par l’artère hépatique, le sang artériel qui nourrit son tissu et en entretient la vitalité. De telle sorte que les physiologistes contemporains ont pu réussir à atténuer considérablement les fonctions du foie sans supprimer du coup sa vitalité : il leur a suffi de détourner de lui le sang de la veine-porte, en lui conservant l’afflux de l’artère hépatique. L’organe, ainsi coupé d’une partie de ses communications vasculaires avec le reste de l’économie, continue à vivre et l’animal peut subsister pendant un certain temps.
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