Le bulbe rachidien, ou moelle allongée, constitue la partie inférieure du tronc cérébral et joue un rôle fondamental dans les fonctions vitales telles que la respiration, la régulation cardiaque et la pression artérielle. Dès les travaux de Testut, il est présenté comme un centre neurologique reliant la moelle épinière, le cervelet et les nerfs crâniens. Vulpian, par des expériences menées sur les animaux, a démontré l'impact du bulbe sur les réflexes, notamment le cri, en isolant cette zone.
Pinel met en évidence sa fragilité : une lésion même modeste peut provoquer des conséquences fatales, en raison de sa position anatomique. Couvreur et Houlbert soulignent sa structure intricate, caractérisée par des fibres croisées et des centres vitaux intégrés dans la substance grise. Ces recherches, combinant anatomie, physiologie et approche clinique, révèlent un organe crucial dont la dysfonction entraîne des syndromes spécifiques, tels que ceux de Dejerine ou de Wallenberg, liés à l'apport sanguin.