Résumé

La Cabane dans les bois (1823)

Je haïssais les frères de Joseph, quand ils l'ont jeté dans la citerne, mais puisqu'ils se sont repentis, comme Joseph, je leur pardonne.—Tu as raison, dit la mère Michelette, le coupable repentant mérite le pardon ; mais tu vois que la vertu seule est soutenue de Dieu, et qu'après nos père et mère, ce que nous devons aimer le mieux, ce sont nos frères et soeurs. Les remords des fils de Jacob et la bonté de Joseph n'empêchent pas que leur mémoire ne soit flétrie. Aime tes frères, Marie; Pierre et Paul, aimez votre soeur; servez-vous mutuellement, d'appui
Source : Gallica

La Cabane dans les bois (1823)

Guillaume prit'les mains de Mathurine, les serra dans les siennes et dit avec une émotion profonde : Si Marie me refuse, je voudrais ne pas rapprendre de votre Louche, ni de la sienne; cela me ferait trop de mal ; je sens que l'aspect de ce toit me causerait alors la plus vive douleur; permettez, brave Mathurine, que je laisse ici cet agneau. Dans le cas où votre résolution me serait contraire, renvoyez-le moi; si je ne le revois pas demain avant midi, je saurai que je puis espérer, et je reviendrai dimanche avec mes parens.
Source : Gallica

La Cabane dans les bois (1823)

Tu vois, Paul, que je te donne là une grande marque de confiance; j'espère que tu la justifieras.— Oh ! soyez tranquille, bonne Michelette, je ne vivrai désormais que pour ma famille et pour le travail; et, tout jeune que je suis, je me conduirai, je vous assure, comme un homme. — Bien, bien, mon jeune garçon, dit Michelette en lui frappant doucement sur l'épaule, j'aime à te voir dans cette disposition, d'autant plus que, sans vouloir penser mal de ton frère, je crains qu'il ne nous donne de la tablature. —Pierre a un bon coeur, répliqua Marie.—Oui, mais c'est un franc étourdi
Source : Gallica

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