Résumé

Céline Fallet La Chaumière de Marthe, par Mme Céline Fallet (1851)

Le bon curé tressaillit au son de cette voix bien connue, et, comme il hésitait encore, Pierre se jeta de nouveau à son cou, en disant :
« Ne voulez-vous donc point reconnaître votre enfant bien-aimé, celui que vous avez élevé, instruit et consolé, celui qu'avant son départ vous avez béni comme devant être l'époux de Marie, cette autre enfant de votre coeur?... » Le digne homme s'écria enfin : « Oh I oui, c'est toi, Pierre ; je te reconnais maintenant. Oh ! voilà l'un des plus beaux jours de ma vie ! » Et il serrait Pierre sur son coeur.
Source : Gallica

Céline Fallet La Chaumière de Marthe, par Mme Céline Fallet (1851)

Le bon curé s'efforçait de modérer son ardeur et, dans de touchantes remontrances, l'exhortait à se soumettre, quoi qu'il pût arriver, à la volonté de Dieu. — « C'est là, mon fils, lui disait-il, le grand secret du bonheur de ce monde. Celui qui croit que tout, ici-bas, est réglé par une sage et bienfaisante Providence, attend qu'il plaise au Seigneur de le visiter et de le consoler. Cette espérance le soutient, et si Dieu, touché de sa confiance et de sa résignation, ne l'en récompense pas dès cette vie, il lui donne en l'autre une gloire et une joie infinies. »
Source : Gallica

Céline Fallet La Chaumière de Marthe, par Mme Céline Fallet (1851)

Sans avoir eu sa part des succès, il avait eu sa part des désastres de l'armée impériale, et pourtant il aimait Napoléon autant que les soldats vieillis sous les lauriers. Il était brave, jeune, plein d'avenir; d'ailleurs Pierre lui avait parlé souvent avec enthousiasme du génie de l'Empereur, et, fidèle à la mémoire de son ami, Louis s'arracha aux douceurs de la vie de famille et oublia la voix de son coeur pour n'écouter que le cri de la guerre. Marthe le pria en vain de ne pas hasarder de nouveau sa vie dans les combats.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature