Résumé

Mme de Rivierre Valérie, ou La Piété filiale par Mme de Rivierre (1868)

Ma fille chérie, s'écria-t-elle, je lis dans ton âme. En vain voudrais-tu me le cacher, je vois que tu médites un dévouement que je refuse. Mon enfant, ne nous sacrifie pas ton avenir! Nous ne sommes plus jeunes, si lu venais à nous perdre, que deviendrais-tu? Qui te protégerait? qui te défendrait? Oh! qu'au moins nous te sachions appuyée sur le coeur d'un homme d'honneur, qu'en mourant nous puissions nous dire qu'une main amie essuiera tes larmes, que notre dernier soupir soit au moins exempt d'inquiétude à l'égard de notre chère enfant. Valérie, promets-moi...
Source : Gallica

Mme de Rivierre Valérie, ou La Piété filiale par Mme de Rivierre (1868)

Quelles sont amères les larmes pour lesquelles la religion elle-même semble n'avoir pas de consolation à offrir !
— Hélas ! disait M. de Villepré, si j'avais vu mourir mon fils, sans doute mon âme aurait été brisée d'une cruelle douleur, mais enfin, s'il était mort dans des sentiments chrétiens, j'aurais eu l'espoir de me réunir un jour à lui. J'aurais vécu dans cette pensée, elle m'eût accompagné partout; elle m'eût aidé à me soumettre à la volonté de Dieu. Mais ici je ne saurais même dire à Dieu : Seigneur, que votre volonté se fasse !
Source : Gallica

Mme de Rivierre Valérie, ou La Piété filiale par Mme de Rivierre (1868)

Ici, dans le silence de la solitude, dans la prière, dans le repentir, je retrouverai un trésor que j'ai perdu depuis bien des années, la paix du coeur. Au crime il faut l'expiation , et plus le crime a été grand, plus grande aussi l'expiation doit-elle être; la voie de la pénitence est, la seule où l'on trouve le bonheur quand, par malheur, on a perdu l'innocence. Veuillez donc, chers parents, prononcer sur ma destinée, et si vous m'envoyez le consentement que je désire, ma reconnaissance pour ce bienfait ne connaîtra point de bornes.
Source : Gallica

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