A. Durand de La Grangère

Résumé

A. Durand de La Grangère Mémorial de la famille (1876)

Mieux on aime, plus on aime. C'est facile à comprendre : lorsque la conscience vous fait un reproche, on est arrêté dans l'élan de son coeur par le remords... Mais lorsque le coeur est pur, quand il peut se dire : J'aime comme Dieu me permet et m'ordonne d'aimer, alors il aime sans limites.
J'ai donc, il me semble, raison de dire : mieux on aime, plus on aime.
Du reste, dans un noble coeur, l'amour ne produit que la vertu.
Laissons donc s'épancher la puissance de notre coeur. Aimons dans le bonheur comme dans la souffrance. Hâtons-nous, car la mort se hâte elle aussi.
Source : Gallica

A. Durand de La Grangère Mémorial de la famille (1876)

Le Ciel s'ouvre aujourd'hui pour recevoir une âme sainte et pure, un coeur qui a beaucoup souffert. Ma mère bien-aimée est heureuse ! Merci, mon Dieu !
A moi la douleur, le regret éternel de n'avoir pu recueillir le dernier soupir d'une vie si chère, de n'avoir pas fermé ses yeux de mère de ma dernière caresse d'enfant. A moi cette souffrance si amère !... Mais à elle, ô mon Dieu, à ma mère chérie, le bonheur en vous pour toujours!...
Source : Gallica

A. Durand de La Grangère Mémorial de la famille (1876)

Mais voici pour mon coeur une nouvelle vie, vie de souffrance, d'angoisses encore, m'arrivant sous l'apparence du bonheur le plus doux, le plus pur, descendant du Ciel, car c'est bien du Ciel que découle ce sentiment, le plus fort, le plus parfait, le plus intime de tous les sentiments, puisque toute création grande, noble, sainte vient de Dieu.
Y a-t-il en effet quelque chose dans l'ordre moral qui soit plus beau que l'union de deux âmes, de deux existences n'en faisant plus qu'une, pour vivre d'une seule vie, parfaite image et tableau du Ciel?...
Source : Gallica

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