Ferdinand de Neville

Résumé

Ferdinand de Neville Une chrétienne (1868)

La vie c'est l'heure de l'épreuve , la mort un retour de l'exil à la patrie...
Vous-même, ma chère Laure, qui ne pouvez avoir l'ombre d'un regret pour le passé, adorée d'un mari dont vous faites la gloire et le bonheur, qui avez des enfants charmants dont la santé ne vous a jamais donné d'inquiétudes sérieuses, combien de fois ne vous est-il point arrivé, âme vraiment chrétienne, d'aspirer à une félicité plus solide encore? Combien de fois les soucis de l'avenir ont troublé la joie que vous éprouviez en contemplant voire famille!
Source : Gallica

Ferdinand de Neville Une chrétienne (1868)

Je vous arriverai la semaine prochaine avec ma chère petite Marie. Elle est bien ma fille maintenant. Je sens que je l'aime comme une mère doit aimer son enfant. Elle bouleverse tous mes projets, transforme ma vie, me force à renoncer à cet espoir si caressé... Mais la demande que Jeanne a faite à son lit de mort ne m'a pas permis un moment d'hésitation. Maintenant l'importance du devoir que j'ai acceptée domine toute autre considération. Faire la volonté de Dieu est la seule chose que j'aie jamais désirée. Ce qu'il veut, je le veux par-dessus tout. A bientôt donc, ma chère Louise.
Source : Gallica

Ferdinand de Neville Une chrétienne (1868)

Que ceux qui ne sont pas de notre religion, de cette religion toute d'amour, déchirent leurs frères, ternissent les réputations, c'est déjà un grand mal; mais se dire chrétienne, avoir sans cesse à la bouche le nom du Sauveur, et ne lui ressembler en rien, voilà ce qui me fait véritablement horreur.
Ma pauvre Agnès était belle d'indignation. Ce coeur si bon, si droit, se révoltait contre ce qui n'est le plus souvent que l'esprit du monde, en tout si opposé à l'esprit de Dieu.
Source : Gallica

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