R. L.

Résumé

R. L.,  Un amour heureux (1881)

“ Pierre parla d'abord de tout, excepté de ce qui lui brûlait les lèvres ; il discuta le livre nouveau, la partition à la mode ; mais il avait beau faire, la conversation quittait malgré lui la région où elle se tenait d'habitude et prenait une tournure qui paraissait effrayer Mme de Lanselay... Celle-ci était heureuse pourtant ; mais n'est-il pas permis d'éprouver un peu d'effroi alors que se joue le bonheur ou le malheur d'une vie tout entière ?
Pierre ne pouvait ni ne voulait se taire
plus longtemps, mais il sentait qu'il fallait, avant tout, ne pas effaroucher cette âme délicate...
”
Source : Gallica

R. L.,  Un amour heureux (1881)

“ Pauvre Pierre !
– Oui, il souffrira, car il m'aime, il souffrira beaucoup et longtemps ; la place que j'ai dans son coeur est trop grande pour être facilement comblée ; mais il se consolera. C'est dans la force des choses !
– Vous le calomniez, Geneviève : le jour où il s'est fait aimer de vous, il vous a donné sa vie sans retour. Sans vous, il essayera de vivre, mais il n'y parviendra pas !
– Cette crainte rendrait plus amère encore
la douleur de la séparation
”
Source : Gallica

R. L.,  Un amour heureux (1881)

“ A peine de retour à Paris, Geneviève s'empressa de rendre visite à son amie, Mme de Charmeroy.
Cette dernière, plus âgée que Geneviève, avait pour celle-ci une affection vive et sincère, très partagée d'ailleurs : il y avait, du reste, entre ces deux femmes, de grandes analogies de caractère et de destinée qui expliquaient leur étroite intimité. Louise — c'était le nom de Mme de Charmeroy – était éminemment intelligente, instruite, passionnée, aimable sans banalité ; son coeur était
aussi généreux que son esprit était juste.
”
Source : Gallica

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