Résumé

Clémence La Lire Pour un peu d'or, par Mme Clémence Lalire (1836)

Une jeune fille, enfin, n'éprouve-t-elle pas le besoin d'accomplir les devoirs que l'on accomplit envers elle?... ne lui faut-il pas aussi sa couronne d'épouse, et le titre sacré de mère? A ce désir qu'elle comprend et qu'elle n'ose confier, son âme se trouble, son coeur bat, sa jeune imagination s'égare délicieusement dans l'avenir, pour y chercher le bonheur rêvé.
Eh bien donc, Cécile, toute simple, tout aimante, avait un jour levé les yeux sur un joli jeune homme : Théodore Landry, fils unique d'un marchand de draps, intime ami de Laurent.
Source : Gallica

Clémence La Lire Pour un peu d'or, par Mme Clémence Lalire (1836)

Bernard était immobile, ses yeux écarquillés restaient fixés sur la porte qui s'était refermée sur le comte, le pauvre jeune homme était étourdi du coup, le comte de Bougival !... un comte !... lui qui les respectait, qui les aimait, qui regardait comme un effort de génie de naître, noble !...
« Est-ce que je ne rêve pas, s'écriâ-t-il enfin! un comte ! dans notre petite boutique, rue St.-Denis ! un comte qui daigne acheter mes rubans ; mes rubans, ils vont avoir la vogue, notre fortune est faite!... Eh bien, qu'est-ce que tu as donc Rose? tu ne dis rien, tu ne partages pas ma joie ?»
Source : Gallica

Clémence La Lire Pour un peu d'or, par Mme Clémence Lalire (1836)

Ce n'est pas toujours sous les lambris dorés que Ton rencontre l'amour, ses chastes et premières émotions; c'est bien plutôt sous le toit où vit oubliée une jeune fille, sage et modeste, ignorant les calculs de la coquetterie et les tortures de l'ambition. Les parures, l'enivrement d'un bal, le fabuleux éclat du monde ne détournent point son coeur des illusions passionnées ; il faut à cette jeune fille, vertueuse et pure, un lien qui l'attache à la vie; il lui faut une âme qui comprenne la sienne, un ami sur lequel elle puisse se reposer du soin de son bonheur
Source : Gallica

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