E. de Bellaud

Résumé

E. de Bellaud Ces pauvres filles (1875)

Entrez, entrez, lui dit la femme, vous serez émerveillé ; c'est l'innocence même, une beauté ravissante, une créature faite de lis et de roses.
Il approche de la chambre qui renfermait tant de merveilles, il touche la porte, son coeur bat, il chancelle, sa main est sur le bouton, il ouvre, il entre, il s'avance, il va se précipiter sur celle qu'il veut posséder...Ciel ! que. voit-il ?... Blanche, sa fille, son enfant, l'enfant de son sang, l'enfant de son pur et premier amour! !
Source : Gallica

E. de Bellaud Ces pauvres filles (1875)

Ce fut alors que les jeunes gens apprirent à se mieux connaître et découvrirent combien leurs coeurs, dont l'affection était basée sur l'estime qu'ils se portaient, étaient épris l'un pour l'autre.
Aristide, plein de respect pour cette famille vertueuse et plein d'adoration pour cette jeune fille, si belle, si bonne, si innocente et si confiante en lui, s'abstint de lui parler de son amour, qui l'aurait sans doute effarouchée, et quoique chacun d'eux soit sûr du coeur de l'autre, nul ne l'avoua pour ne pas troubler la douce quiétude de l'objet de son culte.
Source : Gallica

E. de Bellaud Ces pauvres filles (1875)

Quelquefois on appelle ses parents imprévoyants. Hélas ! que pouvaient-ils craindre de cette enfant si remplie de respect, d'innocence et de sagesse avant le jour fatal qui lui fit rencontrer l'homme qui, en jurant de l'aimer, de la protéger, se proposait de la perdre !
— Oui, messieurs! j'ai tué Joseph, je lui ai arraché la vie, lui qui m'a arraché l'honneur si précieux d'une jeune fille ! lui qui me condamnait à rougir devant mon enfant ; du moins ce petit être ne connaîtra pas celui qui a si douloureusement affligé sa mère, qui ne pouvait lui apprendre à le bénir.
Source : Gallica

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