Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud Quand je serai grande (1888)

L'amitié est une des plus douces choses de la vie. Une amie est chose précieuse. Eh bien, je suis votre amie; vous le saviez, n'est-ce pas? — Oh oui! Cécile, et j'en suis bien contente.
— Mais, Laure, une amie a des devoirs à remplir. L'amitié doit être clairvoyante. Elle l'est quelquefois au point de s'exagérer ce qu'elle craint; elle voit les défauts d'une amie, elle en gémit, et, comme elle lui doit la vérité, elle l'en avertit et ne perd pas une occasion de l'aider à s'en corriger.
Source : Gallica

Julie Gouraud Quand je serai grande (1888)

Ah ! pourquoi suis-je sortie de mes anciennes habitudes?
— Ne pourrais-tu pas les reprendre, chère Cécile?
— Lancée comme je le suis, c'est bien difficile!
Mon mari.
— Ton mari, crois-moi, serait enchanté de recouvrer sa liberté, de se coucher habituellement avant minuit, et de voir sa chère femme s'occuper un peu plus de son intérieur. Quant au monde, s'il cessait de te voir à ses fêtes, il t'aurait bientôt oubliée, va! sois-en convaincue.
— Laure, tu as raison, je le sens. Ce qui me manque, c'est l'énergie.
Source : Gallica

Julie Gouraud Quand je serai grande (1888)

La correspondance entre Laure et Cécile ne fut pas interrompue. Mlle Jacquemin était si contente quand elle recevait une lettre irréprochable de son amie ! Elle avait eu bien raison de penser que l'amitié est une maîtresse à laquelle il est difficile de résister.
Mme Thiébaut, qui se croyait brouillée à jamais avec le monde, s'étonnait de se plaire dans les réunions où, par devoir, elle conduisait sa fille. S'il se trouvait, parmi ses relations, une mère qui se désolât d'avoir des enfants paresseux, elle l'encourageait en lui racontant comment Laure avait triomphé de son défaut dominant.
Source : Gallica

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