Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud Le vieux château (1884)

Que peut-il manquer à cette aimable femme? dit Mme Vaslin; son mari paraît un excellent homme, ses enfants sont charmants; Marthe sera jolie comme sa mère; Paul est un garçon plein de vie, et déjà fort avancé pour son âge; d'où peut donc venir la tristesse de cette aimable femme?
— Ah! dit Mlle Lucie, vieille amie qui passait la belle saison avec la famille Vaslin, espèce d'arachné qu'on trouvait toujours à son métier de tapisserie, il n'y a personne en ce monde qui n'ait un petit coin d'amertume dans le cœur; seulement tout le monde n'est pas trahi par des yeux comme ceux de Mme Duquesne.
Source : Gallica

Julie Gouraud Le vieux château (1884)

Puisque mon infirmité me privera des exercices auxquels prennent part les jeunes
gens, je veux me consoler avec la science.
Cette confiance charma le maître, auquel il fallut peu de temps pour se convaincre que son élève atteindrait le but qu'il se proposait.
Marthe ne pouvait pas rester indifférente à l'exemple que lui donnait son frère. Jusqu'alors, Mme Duquesne avait été l'institutrice de sa fille, mais, doutant d'elle-même, il fut convenu avec Mme Vaslin que l'institutrice de Marguerite serait aussi celle de Marthe. Il va sans dire que cet arrangement combla de joie les deux amies.
Source : Gallica

Julie Gouraud Le vieux château (1884)

« Quelles aimables gens! disait Mme Duquesne à son mari ; cet intérieur est un modèle : le dévouement des serviteurs égale la bonté des maîtres; le respect s'ajoute à l'affection ; chacun accomplit sa tâche, comme M. Vaslin, qui s'est fait le précepteur de son fils. » Toutes les conversations du mari et de la femme se terminaient par ces mots : Notre fils sera boiteux !
Rien n'était négligé par les parents et les mais pour faire prendre patience à l'enfant : lectures intéressantes, albums de gravures, et surtout la présence de Marthe et d'Auguste.
Source : Gallica

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