Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud Les petits voisins (1880)

Le régiment d'Auguste fut désigné pour aller en Crimée.
L'enthousiasme du commandant pour la guerre tomba d'emblée ; il rêvait bataille, il voyait des hommes combattant avec fureur les uns contre les autres; il entendait le canon, les cris des blessés foulés aux pieds des chevaux... il sentit des larmes dans ses yeux.
Mais cette crise de faiblesse humaine fut de courte durée, et l'esprit du soldat se réveilla en lui ; il bénit son fils, et ajouta ces mots :
« A nous la victoire ! »
Thérèse, toujours généreuse, essuya ses larmes en quittant son mari, et ne parla plus que de gloire.
Source : Gallica

Julie Gouraud Les petits voisins (1880)

Au lieu de répondre à cette question, Jacquine mit ses lunettes, et s'écria :
« Mais oui, c'est Katty!... Entrez, mon enfant, entrez bien vite. Qu'ils vont être heureux de vous voir! Depuis si longtemps qu'on a eu de vos nouvelles! Suivez-moi, je vais appeler Mme Auguste, elle doit déjà être au jardin.
« Je vois bien que votre deuil vous intimide. Que voulez-vous? les jeunes remplacent les vieux. Votre père est mort, que Dieu ait son âme! ... mais voici Mme Auguste.
— Qui est Mme Auguste? »
Source : Gallica

Julie Gouraud Les petits voisins (1880)

J'aimerais mieux pourtant que ces diables de bouts de bois fussent brûlés, car vous verrez, Jacquine, qu'il y aura encore du grabuge à cause d'eux.
— Vous êtes un oiseau de malheur, Gertrude. Mes idées sont bien différentes des vôtres, et si ce n'était la perte d'argent, je bénirais le ciel d'une pareille catastrophe. M. le commandant a sauvé la petite, n'est-ce pas? Eh bien! il est impossible d'être brouillé avec un homme qui a sauvé notre enfant.
— Ça ne dit rien, Jacquine : les militaires sont braves ; ils ont beau avoir leur retraite, ils marchent toujours en avant.
Source : Gallica

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