Julie Gouraud, Les petits voisins (1880)
“ Le régiment d'Auguste fut désigné pour aller en Crimée. L'enthousiasme du commandant pour la guerre tomba d'emblée ; il rêvait bataille, il voyait des hommes combattant avec fureur les uns contre les autres; il entendait le canon, les cris des blessés foulés aux pieds des chevaux... il sentit des larmes dans ses yeux. Mais cette crise de faiblesse humaine fut de courte durée, et l'esprit du soldat se réveilla en lui ; il bénit son fils, et ajouta ces mots : « A nous la victoire ! » Thérèse, toujours généreuse, essuya ses larmes en quittant son mari, et ne parla plus que de gloire. ”
