Julie Gouraud, Les Vacances d'Yvonne, par Mlle Julie Gouraud (1859)
“ Mais Netta souriait aux objections de ses amies, et lorsque la tempête fut apaisée, elle s'expliqua : — Oui, mesdames, ne vous en déplaise, j'espère que la bonne fée, en qualité d'amie intime, voudra bien m'accorder la beauté. — Je ne demande pas mieux, ma chère, mais il faut que tu me donnes d'excellentes raisons et je ne vois que ta vanité à satisfaire. — Pas si vite, la fée, écoutez-moi : vous ne pouvez pas disconvenir que la beauté est un don de Dieu. Elle se trouve dans toutes ses oeuvres. N'admirez-vous pas matin et soir les magnifiques montagnes dont nous sommes entourés! ”
