Marie Maréchal

Résumé

Marie Maréchal Le parrain d'Antoinette (1876)

Devenir l'ange de la réconciliation entre ces deux familles ennemies ! Mettre fin par ta douce influence, à cette vieille haine des Capulets et des Montaigus de votre riant Anjou.
J'ai l'air de plaisanter, mais sérieusement, rien ne me semblerait plus naturel. M. de Cirey est pauvre : tu es riche, tout serait pour le mieux.
Je sais bien que d'habitude, dans le monde, on ne calcule pas ainsi ; mais nous ne sommes pas des gens du monde nous, n'est-ce pas Madeleine ?
Cependant, si, par malheur, ton père tenait pour
toi à une riche alliance, tous mes plans se trouveraient déconcertés.
Source : Gallica

Marie Maréchal Le parrain d'Antoinette (1876)

Oui, tu as raison ; la pauvre Marguerite est entourée d'épines, et je ne prévois pas pour elle le riant avenir sur lequel elle a compté sans doute. Gaston Dardeville est incapable de comprendre la valeur de sa femme, et l'élévation de cette âme d'élite. Il l'a aimée parce qu'il l'a trouvée belle. Ce n'était pas difficile ! Il suffisait d'avoir des yeux pour cela. Mais le reste ! Ce trésor de tendresse, de grâces et de vertus !.... Maintenant, habitué à sa beauté, tout en lui conservant une sincère affection, il ne l'aime plus assez pour lui faire aucun sacrifice.
Source : Gallica

Marie Maréchal Le parrain d'Antoinette (1876)

Mademoiselle Antoinette se mit à rire en regardant son grand père.
« Reste-t-il donc encore, ajoutai-je, quelques filons de neige oubliés par le soleil sur votre vieux Pila ?
– Demandez à ma petite-fille, répondit gaiement M. Gromer, elle a comme cela une foule de recettes et de petits procédés, qui font illusion à tous nos convives.
– Je suis un adorateur de l'illusion, Monsieur, et je me garderai bien de chercher l'explication de ces mystères. J'aime mieux croire simplement que Mademoiselle est une fée, et qu'en cette qualité, les éléments sont à sa disposition. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature