Mélite

Définition et enjeux

Marie Maréchal Le parrain d'Antoinette (1876)

Il était dix heures ; elle le reconduisit jusqu'à la porte du petit jardin ; le temps était lourd, et le ciel couvert de nuages ; les arbres restaient immobiles,
« Pas un souffle d'air, dit tout à coup Mélite en soupirant. Pas une étoile au ciel !
– Que nous importe, répondit Julien, avec l'accent de la plus vive tendresse. Le soleil, la lune et les étoiles peuvent cheminer à leur aise ! Je ne sais s'il est jour ou s'il est nuit, et tout l'univers disparaît autour de moi. »
C'était bien joliment dit, bien doucement murmuré à l'oreille de Mélite !
Pauvre Mélite !
Source : Gallica

Marie Maréchal Le parrain d'Antoinette (1876)

Oui, Benjamine devient charmante, assura la vieille amie, en qui Mélite avait toute confiance.
« Mais ne le lui disons pas ; laissons-lui cette défiance d'elle-même qui la rend si touchante, cette fleur de modestie que la louange altère. Allons, Mélite, ma chère enfant, ne pleurez pas comme, si je vous apprenais une fâcheuse nouvelle. Vous attachez vraiment trop de prix à ces frivoles avantages ; vous voilà tout émue ! Savez-vous que vous êtes une vraie païenne, digne du paganisme antique, pour adorer ainsi la beauté. »
Source : Gallica

Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Œuvres de P. Corneille

A la vérité ceux qui considèrent bien votre Veuve, votre Galerie du Palais, le Clitandre et la fin de la Mélite, c'est-à-dire la frénésie d'Éraste, que tout le monde avoue franchement être de votre invention, et qui verront le peu de rapport que ces badineries ont avec ce que vous avez dérobé, jugeront sans doute que le commencement de la Mélite, et la fourbe des fausses lettres qui est assez passable, n'est pas une pièce de votre invention.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature