Marie Maréchal, Le parrain d'Antoinette (1876)
“ Il était dix heures ; elle le reconduisit jusqu'à la porte du petit jardin ; le temps était lourd, et le ciel couvert de nuages ; les arbres restaient immobiles, « Pas un souffle d'air, dit tout à coup Mélite en soupirant. Pas une étoile au ciel ! – Que nous importe, répondit Julien, avec l'accent de la plus vive tendresse. Le soleil, la lune et les étoiles peuvent cheminer à leur aise ! Je ne sais s'il est jour ou s'il est nuit, et tout l'univers disparaît autour de moi. » C'était bien joliment dit, bien doucement murmuré à l'oreille de Mélite ! Pauvre Mélite ! ”
