Molière

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Résumé

Portrait de Molière Molière Le Médecin malgré lui (1864)

Tout le monde me prend pour un homme de bien; Mais la vérité pure est que je ne vaux rien.
(S'adressant à Damis.)
Oui, mon cher fils, parlez, traitez-moi de perfide, D'infâme, de perdu, de voleur, d'homicide; Accablez-moi de noms encor plus détestés : Je n'y contredis point, je les ai mérités; Et j'en veux à genoux souffrir l'ignominie, Comme une honte due aux crimes de ma vie.
ORGON. (A Tartuffe.) (A son fils.)
Mon frère, c'en est trop. Ton coeur ne se rend point, Traître!
DAMIS.
Quoi! ses discours vous séduiront au point...
ORGON. (Relevant Tartuffe.)
Tais-toi, pendard.
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière Le Médecin malgré lui (1864)

CLÉANTHIS.
Quoi! suis-je hors d'état, perfide, d'espérer Qu'un coeur auprès de moi soupire?
MERCURE.
Non, je n'ai garde de le dire; Mais je suis trop barbon pour oser soupirer, Et je ferais crever de rire.
CLÉANTHIS.
Mérites-tu, pendard, cet insigne bonheur
De te voir pour épouse une femme d'honneur?
MERCURE.
Mon dieu ! tu n'es que trop honnête ; Ce grand honneur ne me vaut rien. Ne sois point si femme de bien,
440 AMPHITRYON.
Et me romps un peu moins la tête.
CLÉANTHIS.
Comment! de trop bien vivre on te voit me blâmer?
MERCURE.
La douceur d'une femme est tout ce qui me charme
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière Le Médecin malgré lui (1864)

MERCURE.
Es-tu Sosie encor? dis, traître!
SOSIE.
Hélas ! je suis ce que tu veux : Dispose de mon sort tout au gré de tes voeux; Ton bras t'en a fait le maître.
MERCURE.
Ton nom était Sosie, à ce que tu disais?
SOSIE.
Il est vrai, jusqu'ici j'ai cru la chose claire ;
Mais ton bâton sur cette affaire,
M'a fait voir que je m'abusais.
MERCURE. C'est moi qui suis Sosie, et tout Thèbes l'avoue : Amphitryon jamais n'en eut d'autre que moi.
SOSIE.
Toi, Sosie?
MERCURE.
Oui, Sosie; et si quelqu'un s'y joue, Il peut bien prendre garde à soi.
Source : Gallica

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