Molière

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L'Avare (1869)

Résumé

Portrait de Molière Molière L'Avare (1869)

Quoi! traiter un amant de la sorte, et un amant le plus fidèle et le plus passionné de tous les amants !
COVIELLE.
C'est une chose épouvantable que ce qu'on nous fait à tous deux.
CLEONTE.
Je fais voir pour une personne toute l'ardeur et toute la tendresse qu'on peut imaginer; je n'aime rien au monde qu'elle, et je n'ai qu'elle dans l'esprit ; elle fait tous mes soins, tous mes désirs, toute ma joie, je ne parle que d'elle, je ne pense qu'à elle, je ne fais des songes que d'elle, je ne respire que par elle, mon coeur vit tout en elle ; et voilà de tant d'amitié la digne récompense !
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière L'Avare (1869)

LYCAS.
Oui, c'est moi, oui, c'est moi.
PHILÈNE.
Oses-tu bien, en aucune façon, Proférer ce beau nom?
LYCAS.
Eh ! pourquoi non? Eh ! pourquoi non?
PHILÈNE.
Iris charme mon âme; Et qui pour elle aura Le moindre brin de flamme, Il s'en repentira.
LYCAS.
Je me moque de cela. Je me moque de cela.
PHILÈNE.
Je t'étranglerai, mangerai,
Si tu nommes jamais ma belle ;
Ce que je dis je le ferai,
Je t'étranglerai, mangerai,
Il suffit que j'en ai juré;
Quand les dieux prendroient ta querelle,
Je t'étranglerai, mangei ai,
Si tu nommes jamais ma belle.
LYCAS.
Bagatelle, bagatelle.
Source : Gallica

Portrait de Molière Molière L'Avare (1869)

CHRYSALE.
Suis-je un fat, s'il vous plaît ?
HENRIETTE.
Je ne dis pas cela.
CHRYSALE.
Me croit-on incapable Des fermes sentiments d'un homme raisonnable ?
HENRIETTE.
Non, mon père.
CHRYSALE.
Est-ce donc qu'à l'âge où je me voi, Je n'aurois pas l'esprit d'être maître chez moi?
HENRIETTE.
Si fait.
CHRYSALE.
Et que j'aurais cette foiblesse d'âme, De me laisser mener par le nez à ma femme?
HENRIETTE.
Eh! non, mon père.
CHRYSALE.
Ouais! qu'est-ce donc que ceci? Je vous trouve plaisante à me parler ainsi !
HENRIETTE.
Si je vous ai choqué, ce n'est pas mon envie.
Source : Gallica

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