“ XXVI. Proserpine, ou l’esprit. Pluton, suivant les poëtes, après ce partage mémorable de l’univers, eut pour son lot l’empire des enfers. Désespérant d’obtenir en mariage une déesse, par la douceur de ses discours, de ses procédés et de ses manières, il ne vit d’autres moyens que le rapt, pour satisfaire ses désirs et se procurer une épouse ; en conséquence, ayant épié l’occasion, il enleva Proserpine, fille de Cérès, et d’une rare beauté, tandis qu’elle cueilloit des fleurs de Narcisse, dans les prairies de la Sicile. ”
Proserpine
Définition et enjeux
Proserpine, déesse grecque liée aux enfers et à la fécondité, incarne une figure essentielle des mythologies anciennes. Son enlèvement par Pluton, symbole du passage des saisons, a nourri des interprétations diverses : Bacon la voit comme une métaphore de l'esprit, tandis qu'Alfred Maury l'associe au naturalisme rural.
Dans l'art et la littérature, de Hawthorne à Wilde, elle évoque des thèmes de domination et de métamorphose. Son rapport avec Cérès, les Enfers ou Bacchus met en lumière son rôle central dans les récits culturels, illustrant une influence durable à travers les époques.
Citations sur “Proserpine”
Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ L’invocation de Proserpine à son homonyme des enfers ne nous touche pas; c’est de la fausse passion, de la colère à froid. Le duo des deux femmes est sans intérêt, et surtout le jeu des motifs commence à nous irriter. Le compositeur ménage désormais ses idées : la chanson bachique fait les frais de bien des ritournelles; la rêverie de Proserpine, entendue au premier acte, revient à son tour et même plus souvent qu’à son tour; ailleurs, c’est le chœur du couvent, dont le nom seul d’Angiola réveille un faible écho. ”
Nathaniel Hawthorne,
Le Livre des merveilles
“ Personne n’avait vu Proserpine, personne ne pouvait fournir le moindre indice. La nuit se passa ainsi ; elle n’en continua pas moins ses investigations, sans s’asseoir ou se reposer un instant pour prendre un peu de nourriture. Elle oubliait même d’éteindre sa torche enflammée, dont la lumière pâlissait devant les premières clartés de l’aurore et s’effaçait complètement aux brillants rayons du soleil. Il me serait impossible de vous dire de quelle matière se composait cette torche. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ Tant que Proserpine est absente, qu'elle habite dans les enfers, Déméter est désolée, c'est-à-dire que la terre est sans culture2, mais sitôt que le printemps renaît 3, la fille de la terre, Proserpine, c'est-à-dire la graine, lève et se dresse comme une plante vers les cieux4. Tout ce mythe appartient donc aussi au naturalisme des premiers âges ; c'est un fait physique dont la poésié s'est emparée et qu'elle a embelli des couleurs de l'anthropomorphisme le plus brillant. ”
Notice des Tableaux et objets d'art du Musée de Grenoble (1872)
“ Dans un paysage orné d'arbres et de fleurs, Proserpine, debout devant la statue de Cérès, tient une couronne qu'elle va offrir à cette déesse ; elle se tourne vers deux de ses compagnes assises, dont une prépare des guirlandes et l'autre fait un geste d'effroi. A gauche, deux femmes cueillent des fleurs dans un bosquet. ”
George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
“ La Proserpine laissa tomber l'éventail de plumes qu'elle portait à sa ceinture en compagnie d'une daguette et de deux pistolets; et, par une fatale habitude de galanterie dont il ne s'était jamais départi, même envers sa gouvernante, le marquis se baissa pour ramasser l'objet, qu'il présenta avec émotion, s'apercevant trop tard de sa bévue.Il y eut un moment de surprise et d'incertitude dans les yeux de la Proserpine, un moment long comme un siècle; enfin, la dame s'écria en portant la main à ses pistolets:—Je veux mourir de la grand'mort, si c'est là maître Pignoux!—Quoi? qu'est-ce à dire? ”
“ Ah! c'est assez qu'une seule fois leurs lèvres aient pu se rencontrer, en celle ardente palpitation où des existences entières semblent se condenser en une seule extase, et qui meurt dans l'excès de la volupté, dans la tension d'un plaisir convulsif, avant que Proserpine les désignât pour la servir autour du trône d'ébène où siège le pâle Dieu qui lui délia la ceinture dans les campagnes d'Enna. ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ Les femmes, surtout, célébraient cette fête, à cause de l’une des fables de leur religion. Car les poètes avaient dit que Pluton, frappé de la beauté de Proserpine, l’avait enlevée et en avait fait sa femme ; mais que les parents de la déesse, ne sachant ce qu’elle était devenue, l’avaient longtemps cherchée avec des torches et des cierges allumés : en souvenir de quoi les femmes romaines faisaient leur procession, pour se gagner la faveur de Proserpine. ”
Alfred Assollant,
Le Tigre , par Alfred Assollant
(1879)
“ Tout à coup , pendant que je rêvais à ce désagréable avenir , un grand mouvement se fit dans le café Lembin . Neuf heures sonnèrent ; la belle Proserpine apparut , décolletée jusqu' au milieu du dos , coiffée comme une déesse avec une grâce mêlée de majesté , souriante et charmante comme une vraie Parisienne , triomphante comme une reine qui rentre dans sa capitale après un long voyage . ”
Eduard Jacobi, Dictionnaire mythologique universel… (1863)
“ Proserpine, mangeant les fruits du grenadier, est le symbole de la floraison ; comme elle, Proserpine revient au printemps pour vivre pendant deux tiers de l'année dans les régions de la lumière, et pour nourrir de ses fruits toute la création. ”
A . Titeux T. Devilly Eugène Bareste Homer, L’Odyssée/Traduction Bareste
“ Ô mon fils, toi le plus infortuné des hommes, Proserpine, la fille de Jupiter, ne s'est point jouée de toi. Telle est la destinée des humains lorsqu'ils sont morts : les nerfs ne lient plus les chairs et les os, car ils sont détruits par la puissante force des flammes aussitôt que la vie abandonne les os éclatants de blancheur, et l'âme légère s'envole comme un songe. Maintenant retourne au séjour de la lumière, et retiens bien toutes ces choses, afin que tu puisses, dans l'avenir, les raconter à ton épouse chérie. ”
Alfred Maury,
Histoire des religions de la Grèce antique…
(1857-1859)
“ Proserpine représente les gernies des céréales, lorsqu'ils sont placés dans la profondeur du sol ; elle personnifie donc la germination. Aussi tout un mythe, qui ne tarda pas à acquérir une grande popularité, fut-il composé pour exposer symboliquement la succession des phénomènes de la germination 4. On rattacha ensuite à l'histoire de Proserpine la légende athénienne de Déméter, institutrice de l'agriculture, et de la sorte se trouvèrent intimement unis les mythes respectifs des deux déesses. ”
Georges Lafenestre,
Revue des Deux Mondes
“ M. Chapu avait déjà fait du dieu infernal, guettant dans le gazon son innocente victime, un roi robuste et bien drapé qu’on eût rencontré, sans surprise, au détour d’une allée de Versailles. La Proserpine, cueillant ses fleurs, est du même style, forte et saine dans sa chasteté gracieuse. ”
“ Puis ce dieu qui dompte toutes choses attelle ses coursiers immortels à son char étincelant d’or. Proserpine y monte ; Mercure prend en main le fouet et les rênes ; ils quittent le sombre royaume ; les chevaux volent avec joie, et les deux divinités franchissent promptement d’immenses espaces : ni la mer, ni les fleuves rapides, ni les vallées verdoyantes, ni les collines n’arrêtent l’essor impétueux des coursiers immortels ; plus élevés que les collines, ils fendent de leur course rapide l’immensité de l’air. Enfin le char s’arrête devant le temple qu’habitait la blonde Cérès. ”
“ Cependant Proserpine continua de régner dans les enfers, et, en sa considération, Pluton accorda aux mortels un grand privilège dont ils n’avoient pas encore joui : car, jusqu’à cette époque, tout homme qui descendoit aux enfers y restoit pour jamais. Mais on mit à cette loi une seule exception ; savoir, que tout mortel qui pourroit porter en présent à Proserpine, le rameau d’or, seroit ensuite maître de retourner sur la terre. ”
Auguste Vacquerie,
Mes premières années de Paris…
(1877)
“ Les passants commencent à s'inquiéter de ce couple singulier. Les amis à qui Proserpine envoie un bonjour croient lui devoir de ne l'avoir pas vue et s'enfuient rapidement. Elle arrête un jeune homme qui s'enfuyait comme les autres. PROSERPINE. Qu'est-ce donc, Orlando? vous m'évitez ? ORLANDO. Non, mais J'étais un peu surpris — SQUAROCCA, prenant de l'aplomb. Des habits que je mets? Oui, c'est un goût que j'ai ; non que je sois avare, Mais j'aime me vêtir d'une façon bizarre. Ces morceaux de vingt tons divers ont des attraits Pour l'œil du coloriste, et les trous tiennent frais. ”
Louis Baudet, Mythologie de la jeunesse
“ La déesse, par reconnaissance, lui enseigna l'agriculture. Enfin, après des recherches inutiles, elle revint en Sicile, où la nymphe Aréthuse lui apprit que Proserpine était devenue l'épouse de Pluton. Aussitôt elle alla implorer l'assistance de Jupiter en faveur de sa fille. Le maître des dieux décida que Proserpine serait rendue à sa mère, si toutefois elle n'avait pris aucune nourriture dans les Enfers. ”
“ Et lorsque parut le jour, dans ce sanctuaire d'argent où brillent éternellement les flammes des trépieds vibrants, la Reine Vénus s'agenouilla, implora Proserpine, pour qu'elle, dont la beauté avait rendu amoureux le Dieu de la mort, voulût bien demander une faveur à son pâle époux, et obtenir qu'il laissât le Désir franchir avec le terrible Charon le passage du fleuve glacial. ”
Nathaniel Hawthorne,
Le Livre des merveilles
“ À tous événements, ce fut ainsi qu’elle commença son triste voyage, portant sa torche et examinant scrupuleusement ce qu’elle rencontrait sur son chemin. Il n’y avait pas longtemps qu’elle marchait, quand elle découvrit une des fleurs magnifiques détachées du pied de rosier que Proserpine avait déraciné. Hélas ! pensa-t-elle en l’examinant à la lueur de sa torche, il y a ici une trahison ! La terre n’a pas produit cette fleur à l’aide des sels fécondants de son sein. C’est contre son gré qu’elle a germé. C’est l’œuvre d’un enchantement. ”
Eduard Jacobi, Dictionnaire mythologique universel… (1863)
“ Proserpine figure souvent dans les œuvres d'art des anciens, tantôt à côté de son époux, et tenant un narcisse ou un sceptre, tantôt descendant aux enfers ou reparaissant sur la terre. Comme divinité mystique , on la représentait avec un sceptre et une ciste. Quelquefois elle a pour coiffure le modius. ”
Collectif, Recherches asiatiques
“ M. Jones ne fait de Proserpine qu’une divinité simple. D’après ce principe, M. Hamilton ne voit point de difficulté à regarder Câlî comme représentant Hécate ainsi que Proserpine : mais cette réunion des deux déesses en une seule semble contraire à l’opinion généralement adoptée par les anciens mythologues ; et puisque M. Jones convient n’avoir pas trouvé la représentante de Diane dans le Panthéon indien, Hécate, qui n’est qu’une autre forme de cette déesse, n’en aura pas non plus. ”
Minucius Félix, Les Pères de l’Église
“ Quel est, en effet, le symbole offert aux initiés dans les mystères bachiques ? Un Dieu qui se glisse furtivement dans leur sein, et ce Dieu, c’est un reptile qu’on retire du sein des adeptes. Preuve incontestable de la lubricité de Jupiter ; Proserpine accouche et met au monde un taureau, comme le chante un poëte, fervent adorateur des idoles : « Le taureau est père du dragon et le dragon père du taureau : le pâtre cache son aiguillon dans la montagne. » ”
Augustin d’Hippone,
La Cité de Dieu
“ « La terre, dit-il, ayant été stérile pendant quelque temps, cela fit dire que Pluton avait enlevé et retenu aux enfers la fille de Cérès, c’est-à-dire la fécondité même, appelée Proserpine, de proserpere (pousser, lever) . Et comme après cette calamité qui avait causé un deuil public on vit la fécondité revenir, on dit que Pluton avait rendu Proserpine, et on institua des fêtes solennelles en l’honneur de Cérès ». Varron ajoute que les mystères d’Éleusis renferment plusieurs autres traditions, qui toutes se rapportent à l’invention du blé. ”
Guillaume-Emmanuel-Joseph Guilhem de Clermont-Lodève, Recherches historiques et critiques sur les mystères du paganisme… (1817)
“ Argiens jetoient dans une fosse des torches ardentes, en l'honneur de Proserpine, II, 25 ; Proserpine surnommée Maîtresse par les Arcadiens. 30 ; la Sicile, particulièrement consacrée à Proserpine, 37 ; cette déesse accompagne Timoléon lorsqu'il faisoit voile pour la Sicile, ibid. ; Proserpine surnommée Thesmophore, à Syracuse, 38 ; fête en son honneur, nommée Anthesphorie, 40 ; à Rome, on représentoit, dans les fêtes de Cerès, l'enlèvement de Proserpine, 43 ; étymologie des noms de Proserpine, 205 et suiv. ; représentation de l'enlèvement de Proserpine, sur divers monumens, 234. ”
Francis Bacon,
Oeuvres de Bacon
(1880)
“ C'est aussi avec raison qu'on ajoute dans cette fable que Proserpine fut enlevée au moment où elle cueillait des fleurs de narcisse dans les vallées ; car ce mot Narcisse signifie stupeur ou engourdissement- et les circonstances circonstances l'esprit est le plus disposé à être enlevé par la matière terrestre, c'est lorsqu'il commence à se coaguler et à contracter une sorte d'engourdissement. C'est encore avec fondement que dans cette fiction le poète attribue à Proserpine un honneur dont, l'épouse d'aucun autre dieu n'a jamais joui ; je veux dire celui d'être la reine des enfers ”
Ernest Alby,
L'Olympe à Paris ou Les dieux en habit noir
(1867)
“ Le sanglier, c'est le capitaine Mars qui blesse en duel Adonis. S'il le tue, les mythologistes le font ressusciter et nous racontent l'aventure de Proserpine et de Vénus. Et comme de Pluton ils ont fait Je dieu des enfers, ils font descendre Adonis aux enfers pour le placer auprès de Proserpine. Cette mort prétendue, c'est la blessure. L'empire des morts, c'est l'entreprise des pompes funèbres. ”
Guillaume-Emmanuel-Joseph Guilhem de Clermont-Lodève, Recherches historiques et critiques sur les mystères du paganisme… (1817)
“ Mais en toute autre occasion, on se servoit, dans les sacrifices offerts à cette divinité, de vin, de miel, de lait (2) , de farine et de grains de sel. On y brûloit encore de l'encens ; et au défaut de cet aromate, on allumoit des torches de pin gras (3) . L'enlèvement de Proserpine étoit représenté par un prêtre ou une prêtresse de Cérès, qu'on faisoit disparoître du milieu du temple (4) . Suivant Denys d'Halicarnasse, la tristesse, les cris et les gémissemens, tels qu'ils étoient en usage chez les Grecs dans les cérémonies de Proserpine, n'avoient point lieu à Rome (5) . ”
Paul Claudel,
Connaissance de l’Est
“ Je m’arrête : il y a un point à ma promenade comme à une phrase que l’on a finie. C’est le titre d’une tombe à mes pieds, à ce détour où le chemin descend. De là je prends ma dernière vue de la terre, j’envisage le pays des morts. Avec ses bouquets de pins et d’oliviers, il se disperse et s’épand au milieu des profondes moissons qui l’entourent. Tout est consommé dans la plénitude. Cérès a embrassé Proserpine. ”
James Fenimore Cooper,
Le Feu-Follet
“ La Proserpine occupait toujours toutes ses pensées, comme l’objet d’une haine implacable. Il en détestait non-seulement les mâts, les voiles et tout le gréement, mais chaque individu, officier ou matelot, qu’elle portait, le roi au service duquel elle était, et la nation sous le pavillon de laquelle elle naviguait. Une haine active est la plus infatigable de toutes les passions ; et ce sentiment tenait sans cesse l’attention d’Ithuel fixée sur toutes les chances qui pouvaient rendre la frégate dangereuse pour le lougre. ”
Auguste Callet, La légende des Gagats, par Auguste Callet… (1866)
“ Cette trinité des Parques n'est peut-être pas sans quelque rapport avec la triplicité d'Hécate. Une inscription latine, trouvée en Espagne chez quelque peuplade celtibère, associe le nom de « Brig » à celui de Proserpine (2) , et l'on sait que les anciens eux-mêmes confondaient souvent Proserpine avec Diane et avec Junon. Les noms grecs des Parques, et sans doute aussi les noms gaulois, ne faisaient qu'indiquer les attributs d'une même divinité infernale. Ces attributs se sont ensuite personnifiés en trois déesses distinctes, surtout en Grèce, de la déesse mère. ”
Adolphe Lefrancq, Catalogue illustré et annoté des oeuvres exposées au Palais des beaux-arts de la ville de Valenciennes… (1931)
“ Entré au Musée avant 1841. UDEN (LUCAS V.AN) . Anvers, 1595 — 1672. 109. L'enlèvement de Proserpine. Toile. H. 1,40 x L. 1,80. Dans une plaine fertile où des femmes, accompagnées de moissonneurs, font une abondante récolte, passe un cours d'eau entre deux rives vallonnées et boisées. Proserpine, qui s'est aventurée sur les bords de la rivière pour y rejoindre la nymphe Cyané, s'y fait enlever par Pluton. r Au premier plan, se voit le dieu des enfers : assis sur un petit char à troip roue. s, 11 emporte la fille de Cérès, qui lève les bras au ciel, et la serre sur sa - l'eau à mi-corps ”
Nathaniel Hawthorne,
Le Livre des merveilles
“ Dans mon opinion, le roi Pluton n’avait jamais connu le bonheur sous les voûtes de son palais, et c’était pour cette raison qu’il avait enlevé Proserpine : il voulait avoir près de lui un être sur lequel il pût porter son affection, et qui chassât l’ennui, cet éternel compagnon de sa souveraine puissance. Bien qu’il prétendît détester la lumière du monde supérieur, la jeune fille, malgré son désespoir et ses larmes, avait apporté par sa présence dans ce séjour funeste, une consolante fraîcheur, un doux rayonnement d’en haut. ”
