Oscar Wilde

Oscar Wilde

Résumé

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde,  Poèmes

“ La rosée qui tombe est froide, glaciale, et nul oiseau ne chante dans l'Arcadie. Les petits Faunes ont abandonné la colline, et même l'asphodèle fatiguée a clos ses portes d'or, et pourtant mon amant ne revient point près de moi. Lune trompeuse, lune trompeuse! O lune qui pâlissez! où donc est allé mon fidèle amant? Où sont les lèvres de vermillon, la houlette de berger, les chaussures de pourpre? Pourquoi déployer cet étendard d'argent? Pourquoi prendre ce voile de brouillards mobiles? Ah! c'est toi qui possèdes le jeune Endymion, c'est toi qui possèdes ces lèvres destinées au baiser. ”
Source : Wikisource

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde,  Poèmes

“ Le véritable amour n'est qu'un
joujou de femme; elle n'ont jamais connu la douleur
d'un amant, et moi qui aimais autant qu'aimé un
jeune homme, il faut que j'aime en vain, que j'aime
en vain.
O noble pilote, dis-moi la vérité. Est-ce là le
brillant d'une chevelure dorée, ou n'est-ce que le
réseau de la rosée dans ces fleurs de la passion que
voici? Bon marin, viens et dis-moi maintenant:
est-ce là la main de ma Dame? ou n'est-ce que le reflet
de la proue, où n'est-ce encore que le sable
argenté.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde,  Poèmes

“ Désormais à l'abri de l'injustice du monde et de
sa souffrance, il repose sous le voile bleu de la Divinité.
Enlevé à la vie, quand la vie et l'amour
étaient dans toute leur nouveauté, ainsi gît le plus
jeune des martyrs;
beau comme Sébastien, et comme lui, mis à
mort prématurément. Nul cyprès ne jette son ombre
sur son tombeau, point d'if funéraire, mais de douces
violettes, qui pleurent avec la rosée, tissent sur ses
restes une chaîne qui fleurit sans cesse.
O coeur si fier que brisa la misère, ô lèvres, les
plus douces depuis celles de Mitylène, ô poète
peintre de notre terre anglaise!
”
Source : Gutenberg

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