Oscar Wilde,
La Maison de la Courtisane
“ Ainsi que souvent le soleil trop resplendissant chasse la lune pâle, malgré ses efforts, jusqu’en sa sombre grotte, avant même qu’elle ait obtenu une seule ballade du rossignol, — ainsi ta Beauté rend mes lèvres inhabiles et fait sonner faux mes chants les plus doux. Et ainsi qu’à l’aurore, par-dessus la plaine de prairies, passera le vent d’ailes impétueuses, qui de son trop rude baiser brise le roseau qui seul pouvait servir d’instrument au chant. Ainsi mes passions trop orageuses me travaillent sans règle, et l’excès d’amour rend mon amour muet. ”
