Résumé

Émile Couret Le pavillon des princes : histoire complète de la prison politique de Sainte-Pélagie depuis sa… (1891)

La Convention, au sein de laquelle siégeaient les Carnot, les Robespierre, les Danton, les Camille Desmoulins, a, la première, ouvert les portes de Sainte-Pélagie à ceux qu'elle se jugeait hostiles. Et, pendant un siècle, y sont entrés tous ceux qui ont tenu une plume indépendante, tous ceux qui ont parlé librement, tous ceux qui ont lutté, les armes à la main, contre une autorité que leur conscience, que leurs convictions, que leurs principes ne leur permettaient pas de reconnaître.
Source : Gallica

Émile Couret Le pavillon des princes : histoire complète de la prison politique de Sainte-Pélagie depuis sa… (1891)

Chaque détenu reçut quatre-vingts centimes et une cocarde tricolore. Noël se passa en joyeuses libations. Le vin coula fréquemment des verres dans les gosiers, et peu s'en fallut qu'une rixe ne s'ensuivît. Au milieu de cette union et de cette joie, un terrible événement vint jeter une note douloureuse. Aussi, ce n'est pas sans quelque tristesse que nous allons aborder le récit de la vie et de la mort du malheureux Zanoil à Sainte-Pélagie.
Source : Gallica

Émile Couret Le pavillon des princes : histoire complète de la prison politique de Sainte-Pélagie depuis sa… (1891)

De plus, on était libre de prendre les vivres de la prison, et, en même temps, d'en faire venir du dehors.
« Quand l'heure des repas sonnait, dit Bérard, chacun allait tendre son écuelle de bois à l'immense chaudronnée de légumes qui fumait au pied de l'escalier. » Et riches, comme pauvres, allaient prendre leur pitance, les seconds parce qu'ils en avaient besoin, les premiers pour augmenter la part de leurs compagnons moins aisés, et surtout « pour que le gouvernement ne profitât de leur abstinence, et ne s'accoutumât à les retenir gratis en prison ».
Source : Gallica

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