Résumé

Géo Bonneron Les prisons de Paris : notre régime pénitentiaire (1898)

Où est la sévérité de la prison?.. On fait tout pour sauvegarder la dignité des personnes, l'honneur des familles. Les intérêts en jeu sont trop sacrés, souvent, pour que la sévérité et la discipline ne s'adoucissent pas devant de plus hautes considérations.
Combien de femmes ont su gré à l'Administration de ses indulgences et de sa pitié; et combien ont remercié en pleurant le directeur de Saint-Lazare, pour leur avoir épargné les hontes suprêmes, pour avoir sauvé leur réputation?.
Source : Gallica

Géo Bonneron Les prisons de Paris : notre régime pénitentiaire (1898)

Tantôt, au contraire, le vestibule s'emplit de bruit, de mouvement, de cris et d'appels. Des fournées de détenus arrivent, des hommes, des femmes; et, après les premières formalités, tout cela est engouffré bruyamment dans les deux quartiers séparés.
Le Dépôt est la prison de tout le monde. Les plus grands criminels y passent, comme un tas de pauvres vagabonds qui « n'ont rien fait », et ont surtout le tort d'être malheureux, comme ceux qui tentent de se suicider, ceux qui se jettent à l'eau et qu'on repêche, toutes les épaves, tous les vaincus.
Source : Gallica

Géo Bonneron Les prisons de Paris : notre régime pénitentiaire (1898)

L'aumônier de la prison fait au condamné à mort de fréquentes et longues visites. Il vient régulièrement le dimanche après la messe; il lui apporte du tabac, du cassis dans une petite gourde que connaissent bien les gardiens; il lui parle, il tâche de l'égayer un peu.
Il est bien rare qu'un condamné à mort accueille mal l'aumônier. Même ceux qui n'ont pas l'intention d'accepter les secours du prêtre sont heureux de causer avec l'homme. Ils savent que cet homme est le seul trait d'union possible entre eux et le reste du monde : un père, une mère, une femme, des êtres aimés.
Source : Gallica

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