Eugène Vouaux, La fiancée du condamné (1879)
“ On ne vous a pas mis en prison pour jouir de toutes vos aises et couler des jours tissés de soie et d'or. N'avez-vous pas remarqué comme moi que ceux qui se plaignent toujours sont ceux sur lesquels il y aurait le plus à dire, soit dans le passé, soit dans le présent? Voyez au contraire le détenu qui ne dit rien, qui fait sa besogne tranquillement, qui mange sa soupe sans crier qu'on l'empoisonne, qui obéit sans commentaires : il y cent à parier contre un que ce détenu avait, dans le monde, une position, qu'il a connu le bien-être et qu'il a reçu de l'éducation. ”
