François-Vincent Raspail,
Réforme pénitentiaire. Lettres sur les prisons de Paris…
(1839)
“ Rome païenne eut beau l'abreuver d'amertume, le couvrir d'opprobre et d'ignominie, le confondre avec les plus vils coupables, sur le banc des accusés, et sur la croix des esclaves ; c'est un trône d'amour qu'elle lui dressa, en le clouant sur une potence ; et du haut du gibet, l'homme du peuple, l'ami des hommes, le prophète d'amour, n'eut qu'à pousser un seul cri vers la voûte céleste, pour que la voix de Dieu précipitât à ses pieds, implorant pardon et miséricorde, Jérusalem l'hypocrite et Rome la superbe, le prétoire et le bourreau, la Judée et l'empire, l'univers et au-delà. ”
