Résumé

Saudbreuil Procès du "Journal de l'Eure" devant la Cour d'assises d'Évreux… (1841)

Nous ne voulons pas encore, messieurs les jurés, vous entretenir de considérations particulières, elles seront réservées pour le moment où la défense se placera contre le ministère public. Il nous suffit, quant à présent, de placer votre futur verdict sous la garantie de notre conviction et de notre conscience. C'est parce que nous avons cru à l'existence d'un délit de presse, que nous venons demander au jury de couvrir le gouvernement attaqué par les journaux : il faut des garanties pour le pouvoir s'il est injustement flétri par le mensonge et la calomnie.
Source : Gallica

Saudbreuil Procès du "Journal de l'Eure" devant la Cour d'assises d'Évreux… (1841)

Eh bien ! je déclare qu'il est impossible qu'un journal insère dans ses colonnes une injure plus grave, une taxation (nouveaux rires) qui vole plus directement l'honneur du pouvoir: Ainsi, selon vous, les hommes du pouvoir font de gaîté de coeur couler le sang des citoyens! Ah! s'il en était ainsi, s'il était vrai que les hommes qui nous gouvernent commettent de pareilles horreurs, d'aussi abominables atrocités, je le déclare hautement, le pouvoir devrait tomber sous le poids de l'exécration publique.
Source : Gallica

Saudbreuil Procès du "Journal de l'Eure" devant la Cour d'assises d'Évreux… (1841)

Ce n'est pas sans dessein que j'ai été incisif; le gouvernement, ou celui qui traduit sa pensée, doit traiter en ennemi celui qui est son ennemi acharné; écoutez la défense, écoutez-la religieusement, elle doit l'être ainsi ; mais écoutez aussi les dernières paroles du débat, car j'ai la conviction de pouvoir dissiper tous les doutes. Au bout de la condamnation que vous prononcerez, j'aurai le droit d'inscrire une flétrissure pour celui que votre verdict aura frappé.
Source : Gallica

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