Résumé

Émile Brière Procès et acquittement du "Journal de Rouen" devant la cour d'assises de la Seine-Inférieure… (1836)

Il faut combattre le régicide , non en l'exaltant, non en échauffant encore de jeunes et ardentes imaginations, mais en répétant que le régicide est un meurtre, un misérable assassinat, et que c'est le plus misérable de tous; car le régicide attaque un homme désarmé, et dont la vie, comme celle de tous les autres citoyens, n'a d'autre sauve-garde que les droits de l'humanité et la protection des lois.
Voilà, Messieurs les jurés, la thèse soutenue par le Journal de Rouen.
Source : Gallica

Émile Brière Procès et acquittement du "Journal de Rouen" devant la cour d'assises de la Seine-Inférieure… (1836)

Moralement et politiquement parlant, aujourd'hui l'assassinat d'un roi n'est pas une plus grande monstruosité que l'assassinat de tout autre citoyen : l'un et l'autre sont également exécrables et punissables ; l'un et l'autre outragent la conscience publique et mériteront toujours la plus forte des peines que la raison humaine et sociale se croira le droit d'infliger ; mais l'un n'est pas un plus grand sacrilége que l'autre, et n'appelle pas d'appareil de réparation plus élevé et plus sonore.
Source : Gallica

Émile Brière Procès et acquittement du "Journal de Rouen" devant la cour d'assises de la Seine-Inférieure… (1836)

« L'échafaud est le seul édifice que les révolutions ne démolissent pas. Il est rare, en effet, que les révolutions soient sobres de sang humain, et, venues qu'elles sont pour émonder, pour ébrancher, pour étêter la société, la peine de mort est une des serpes dont elles se dessaisissent le plus malaisément.
» Nous l'avouerons cependant, si jamais révolution nous parut digne et capable d'abolir la peine de mort, c'est la révolution de juillet.
Source : Gallica

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