Résumé

Procès du "Corsaire", prévenu d'excitation à la haine et au mépris du Gouvernement… (1832)

Voilà, Messieurs, par quelles coupables provocations, par quelles criminelles assurances le National appelait la guerre oivile. Il ne fut que trop entendu. Les insurgés continuèrent le 6 juin ce qu'ils avaient audacieusement commencé la veille; ils se battirent toute la journée, et la garde nationale, toujours intrépide, montra dans cette guerre de rues, la plus difficile, la plus meurtrière, celle qui exige le plus de sang-froid et de valeur, ce que le pays peut en attendre chaque fois qu'elle aura à défendre l'ordre public, son honneur ou son indépendance.
Source : Gallica

Procès du "Corsaire", prévenu d'excitation à la haine et au mépris du Gouvernement… (1832)

Dans le monde, il n'est pas rare de rencontrer des citoyens qui s'indignent contre la presse, qui en blâment les excès, qui lui imputent nos discordes, qui accusent la faiblesse du jury, la modération des juges : c'est un concert unanime contre les uns et les autres.
Mettez ces hommes à votre place, faites-les monter sur les sièges des magistrats, chargez-les de proclamer le délit on le crime des factieux, et de leur appliquer la peine, vous trouverez le même laisser-aller, la même indulgence, cette mansuétude, cette timidité, qui compromettent la société et la laissent démolir pièce à pièce.
Source : Gallica

Procès du "Corsaire", prévenu d'excitation à la haine et au mépris du Gouvernement… (1832)

Il y a dans cette partie de l'article du National deux imputations qui rendraient le pouvoir méprisable, si elles étaient vraies, et qui devraient le livrer à la haine et à l'animadversion publique : c'est de se rallier à la branche aînée et de préférer l'écusson d'une dynastie à l'immortel drapeau tricolore ; c'est de s'appuyer à la fois sur la chouannerie et sur l'étranger pour étouffer la révolution.
Source : Gallica

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