Résumé

Procès de Armand Laity, ex-lieutenant d'artillerie… (1838)

Rappelons d'abord les termes de l'accusation. Elle repose sur deux chefs distincts qui se réunissent sous la qualification d'attentat : la provocation, non suivie d'effet, à commettre le crime prévu par l'art. 87 du Code pénal, c'est-à-dire à changer le Gouvernement ; l'attaque contre les droits que le Roi tient du voeu de la nation française et de la Charte constitutionnelle, attaque ayant pour but d'exciter à la destruction ou au changement du Gouvernement.
C'est seulement à raison de ce dernier caractère que l'attaque contre les droits du Roi devient un attentat contre la sûreté de l'Etat.
Source : Gallica

Procès de Armand Laity, ex-lieutenant d'artillerie… (1838)

Sous prétexte de réhabiliter et l'attentat de Strasbourg et l'homme au profit duquel il a été commis, on établit en droit et en fait les titres de cet homme au trône ; on essaie de prouver qu'il réunit toutes les conditions nécessaires pour y monter sans coup férir, pour s'y maintenir avec gloire; il règne déjà sur le peuple et sur l'armée par l'autorité de son nom et les sympathies qu'il inspire. Les factions s'apaisent à sa voix ; une ère nouvelle de prospérité et de grandeur va s'ouvrir sous ses auspices.
Source : Gallica

Procès de Armand Laity, ex-lieutenant d'artillerie… (1838)

Messieurs les pairs, il y a dix-huit mois, je fus pris les armes à la main, accusé d'avoir conspiré contre le gouvernement. Je fus jugé, acquitté par le jury de Strasbourg. Aujourd'hui, l'on me traduit devant votre cour parce que je me suis fait l'historien impartial des événements du 30 octobre.
Si l'on est coupable d'attaquer le gouvernement par un écrit, on l'est beaucoup plus quand on l'attaque à force ouverte.
Source : Gallica

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