Résumé

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Le Fils de l'homme, ou Souvenirs de Vienne… (1829)

L'imprimeur, en effet, dans notre système de liberté de la presse, ne devrait être considéré que comme un être passif, une véritable machine indifférente à l'œuvre qu'elle produit, et dont elle ne doit pas répondre.
a Objectera-t-on qu'une pareille doctrine a ses dangers? Non, affirmerai-je encore ; car ici, chacun répond de ses œuvres. Que celui qui fait mal soit puni, rien de plus juste; que l'auteur d'un livre coupable porte la peine de son imprudence et de sa mauvaise intention ; mais que l'instrument qui lui a servi à publier sa pensée ne soit pas brisé.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Le Fils de l'homme, ou Souvenirs de Vienne… (1829)

S'il est vrai que la poésie vit de contrastes , quel sujet plus touchant d'émotions profondes et de tableaux poétiques, que le sort d'un jeune homme qui n'a reçu de son père d'autre héritage qu'un nom qui ne lui permet ni la gloire ni l'obscurité ? Peindre ses sentimens , voilà tout le dessein du poète ; offenser le présent, menacer l'avenir , telle n'était pas sa pensée : son âme n'était attentive qu'au passé, et certes on peut en parler sans offenser la susceptibilité de la partie publique.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Le Fils de l'homme, ou Souvenirs de Vienne… (1829)

J'admets comme vous cette supposition, car un tribunal peut se tromper aussi ; mais alors ne refusez pas de reconnaître qu'un homme dont le faux jugement se trouve partagé par un tribunal, est nécessairement excusable et placé sous l'égide de la loyauté et de la bonne foi la plus complète : or, toute la question est là ; si l'imprimeur s'est trompé de bonne foi, s'il a franchement ignoré la criminalité du livre, il ne peut assumer sur sa tête la solidarité d'un délit qu'il n'a pas connu, et vos rigueurs ne peuvent l'atteindre.
Source : Gallica

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