Émile de Girardin,
L'impuissance de la presse : questions de l'année 1878
(1879)
“ En effet, comment s'y prendre pour poursuivre l'écrivain inculpé d'excès ou de diffamation sans aggraver l'excès ou la diffamation par la publicité de l'audience et le compte rendu des débats? Il faut choisir : ou la publicité de la pensée ne saurait jamais être un délit, ou un délit de presse ne saurait jamais jouir des garanties de la publicité judiciaire, qui est de l'essence du droit commun. Si la presse est puissante, que l'on me montre ses oeuvres ! Si elle n'est pas puissante, que l'on me montre ses dangers ! Ni jurés ni juges. L'unique juge de l'erreur, c'est la vérité. ”
