Délit de presse

Définition et enjeux

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin,  L'impuissance de la presse : questions de l'année 1878 (1879)

“ En effet, comment s'y prendre pour poursuivre l'écrivain inculpé d'excès ou de diffamation sans aggraver l'excès ou la diffamation par la publicité de l'audience et le compte rendu des débats?
Il faut choisir : ou la publicité de la pensée ne saurait jamais être un délit, ou un délit de presse ne saurait jamais jouir des garanties de la publicité judiciaire, qui est de l'essence du droit commun.
Si la presse est puissante, que l'on me montre ses oeuvres ! Si elle n'est pas puissante, que l'on me montre ses dangers !
Ni jurés ni juges.
L'unique juge de l'erreur, c'est la vérité.
”
Source : Gallica

Portrait de Élie Reclus Élie Reclus,  La Commune de Paris au jour le jour

“ La véritable raison qui a déterminé le gouvernement à préférer en matière de presse la juridiction nouvelle du jury à celle des tribunaux correctionnels, ainsi qu’elle fonctionne aujourd’hui, c’est que, par leur nature, les délits de presse se prêtent difficilement à une appréciation rigoureuse, rentrent difficilement dans des catégories prévues, que chaque délit de presse a son caractère particulier tenant au ton, à l’accent de l’écrivain, à l’intention qui l’anime, au but qu’il se propose, quelquefois même à l’état des circonstances et de l’opinion au milieu desquelles l’écrit paraît. ”
Source : Wikisource

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