Charles d' Agoult,  Lettres à un jacobin, ou Réflexions politiques sur la constitution d'Angleterre et la charte royale considérée dans ses rapports avec l'ancienne constitution de la monarchie française… (1816)

“ Je crois avoir suffisamment établi, Monsieur, que votre prétendue souveraineté du peuple ne pouvait se fonder sur le droit naturel ; que la force aveugle, résultant de la masse du peuple, ne pouvait en être le principe ; et enfin, que l'hypothèse d'un contrat , ou pacte social, qui aurait déterminé la forme de la société et constitué la puissance publique chargée du gouvernement, était une de ces vaines et fausses théories démenties par tous les monumens de l'histoire des nations modernes. ”
Source : Gallica

Charles d' Agoult,  Lettres à un jacobin, ou Réflexions politiques sur la constitution d'Angleterre et la charte royale considérée dans ses rapports avec l'ancienne constitution de la monarchie française… (1816)

“ Cette institution n'a pas seulement l'avantage d'adoucir l'inégalité si dure qu'introduit celle des fortunes ; elle a une salutaire influence sur les moeurs et sur le caractère national : c'est à elle que les Français ont dû cet esprit de désintéressement et de chevalerie qui les a si longtemps distingués. Chez une nation où, de toute antiquité, il existe des prééminences et des honneurs indépendans de la fortune, uniquement attachés à une condition qui suppose, et par là même inspire des sentimens nobles et élevés, l'esprit national prendra de proche en proche ce même caractère. ”
Source : Gallica

Charles d' Agoult,  Essai sur la législation de la presse… (1817)

“ Car ils ne manqueront sûrement ni de journaux, ni d'hommes à grands talents pour défendre leurs plans. En un mot, un ministère fort et animé de l'amour du bien public ne redoutera jamais la critique des journaux ; tandis qu'un ministère faible et incapable la rend d'une nécessité absolue.
Le dirai-je? une nation appelée à émettre son voeu sur sa législation, mais chez laquelle tous les journaux sont à la disposition des ministres, me représente un homme à qui on banderait les yeux, avant de lui demander son avis sur le mérite d'un tableau.
”
Source : Gallica

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