Résumé

Charles d' Agoult Essai sur la législation de la presse… (1817)

Dans les poursuites de tous les autres crimes, le corps du délit est constant, le genre du crime est clairement défini par la loi. La seule question de fait soumise au jury, est de savoir si la personne du prévenu est ou n'est pas coupable.
Dans les crimes ou délits de la presse, au contraire, la question change entièrement d'objet. L'auteur, l'imprimeur ou le libraire sont connus. La question de fait est de savoir si l'écrit est coupable ?
Source : Gallica

Charles d' Agoult Essai sur la législation de la presse… (1817)

Car ils ne manqueront sûrement ni de journaux, ni d'hommes à grands talents pour défendre leurs plans. En un mot, un ministère fort et animé de l'amour du bien public ne redoutera jamais la critique des journaux ; tandis qu'un ministère faible et incapable la rend d'une nécessité absolue.
Le dirai-je? une nation appelée à émettre son voeu sur sa législation, mais chez laquelle tous les journaux sont à la disposition des ministres, me représente un homme à qui on banderait les yeux, avant de lui demander son avis sur le mérite d'un tableau.
Source : Gallica

Charles d' Agoult Essai sur la législation de la presse… (1817)

Que peut la loi ? prononcer seulement que toute diffamation est un délit, et y attacher une peine ; mais la conscience d'un jury peut toujours prononcer sur cette question avec justice et discernement, parce qu'il ne faut aux citoyens qui le composent qu'un simple retour sur eux-mêmes pour sentir s'ils ne seraient pas profondément blessés, qu'on eût imprimé et publié contre eux, leurs femmes, leurs enfans ou leurs amis, l'écrit qui fait l'objet de l'accusation.
Source : Gallica

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