Résumé

De la Liberté de la presse, ses avantages… (1817)

Leur opinion peut être librement discutée, mais ce doit être sans blâme comme sans adulation. La langue française est riche en circonlocutions, et l'on n'accusera pas les rédacteurs de journaux de les ignorer.
Si la liberté de la presse ainsi légitimée est une faculté contre les députés qui, de quelque manière qu'on les qualifie, sont toujours les mandataires de ceux qui les ont élus, elle doit être un droit contre les ministres qui, en dernier résultat, restent chargés de tous les intérêts des gouvernés, et qui sont d'ailleurs comptables de leur gestion et de ses abus.
Source : Gallica

De la Liberté de la presse, ses avantages… (1817)

Ainsi donc la liberté de la presse est inévitable dans l'intérêt du gouvernement que nous avons adopté. C'est le seul moyen de réaliser le contrat qui doit exister entre les représentants et les représentés, et de remplacer en même-temps le compte et le mandat, dont l'un ne peut pas mieux être donné que l'autre ne peut être reçu. Il reste alors le droit de haro : ce cri public qui exprime les besoins, signale les abus, et rappèle les guides au droit chemin.
Source : Gallica

De la Liberté de la presse, ses avantages… (1817)

Chez les Anglais, le langage des journaux ne tire pas à conséqence pour l'existence sociale des particuliers. Dans cette guerre de pamphlets chaque parti a sa plume, et la taille à son gré. Le champ de bataille est libre, les armes sont égales, et la victoire peut être disputée avec honneur. En France les journaux ne sont point ce mécanisme politique qui tient les partis en haleine, et balance leurs succès. Depuis vingt-cinq ans les journaux en France ne sont que des instruments de guerre, et d'une guerre d'extermination dirigée par un parti contre celui qu'il s'agit de détruire
Source : Gallica

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