Chrysanthe Ovide Desmichels, La liberté de la presse et des journaux… (1817)
“ Dès qu'il sera permis à tout Français de publier librement sa pensée, sans être obligé de la torturer pour la soustraire à la méfiante sagacité d'un censeur ou d'un agent de la police encore plus scrupuleux; dès que les méditations d'un sage pourront, affranchies de toute contrainte, devenir une propriété publique; alors chaque citoyen aura la faculté de participer en quelque sorte à la puissance législative. Souvent l'honneur d'une bonne loi est dû à un auteur ignoré dont l'écrit est parvenu jusqu'au cabinet du ministre, où lui-même n'aurait jamais pu pénétrer. ”
