Jean-Gabriel-Maurice Rocques Montgaillard

Résumé

Jean-Gabriel-Maurice Rocques Montgaillard Seconde lettre à M. le chevalier Raynouard… (1814)

Des Jacobins ; je n'en connais point, je ne vois que des sujets de Louis XVIII, des Français heureux d'obéir aux lois qu'il nous a données, prêts à verser leur sang pour défendre son trône, notre charte, le territoire de la France, l'honneur de la patrie. Il n'y a plus de partis, de dénominations en France depuis le 4 juin, et une loi bien sage serait celle qui interdirait formellement, à tous les écrivains, sans nulle exception, de rappeler, dans leurs écrits, et ces temps et ces dénominations qui peuvent exciter tant de discordes ou de haines.
Mais, la révolution, dit-on continuellement!
Source : Gallica

Jean-Gabriel-Maurice Rocques Montgaillard Seconde lettre à M. le chevalier Raynouard… (1814)

Mais, au pouvoir royal seul, à ce pouvoir inviolable et sacré, est réservée la sanction, c'est-à-dire, la pensée sur le danger ou l'utilité d'un projet de loi qui a passé dans les deux chambres; car, le monarque peut se tromper, aussi bien que les ministres, sur les besoins de l'Etat ; et le voeu général, qui ne se trompe jamais, leur indique véritablement ces besoins. Alors, le monarque seul, sans conseil , sans ministres, exerçant sa pensée sur les lois proposées à sa sanction, le monarque accorde ou refuse son vote, comme branche essentielle de la puissance législative.
Source : Gallica

Jean-Gabriel-Maurice Rocques Montgaillard Seconde lettre à M. le chevalier Raynouard… (1814)

Dans toute constitution politique, les ministres doivent être considérés comme tendans continuellement au despotisme et à l'oppression; voilà pourquoi tous les états qui ont le bonheur de jouir d'une constitution libre ont si scrupuleusement et si sagement défini, fixé la responsabilité ministérielle. Le despotisme, a dit M. de Guibert, est la liberté des ministres. Cette phrase renferme un volume; il faudrait cependant la dissoudre dans vingt feuilles d'impression , soit dit en passant, si l'on ne voulait pas qu'elle fût soumise à la censure, c'est-à-dire aux ministres.
Source : Gallica

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