Chrysanthe Ovide Desmichels, La liberté de la presse et des journaux… (1817)
“ Il ne peut l'être par lui-même; il ne le sera jamais par les courtisans; le sera-t-il par les ministres? rarement : car il faut pour cela un courage et un désintéressement qui supposent beaucoup d'autres qualités qu'on ne doit pas s'attendre à trouver souvent réunies dans un même homme. D'ailleurs le ministère a besoin d'être éclairé lui-même. Un ministre est un petit roi qui aime à être flatté, et qui a aussi ses courtisans pour le satisfaire. Les chambres, plus rapprochées du peuple, et se confondant même avec lui, sont à portée de voir ses besoins et d'entendre ses plaintes. ”
