Résumé

Les principes de 1789 et la liberté de la presse… (1867)

Accordez la liberté de la presse, vous aurez d'excellents livres, et n'y mettez pas de bornes sous peine de rendre cette liberté absolument nulle. Faites respecter la religion dominante, mais souffrez qu'on dévoile les abus dont les hommes pourraient l'avoir défigurée ; n'empêchez point qu'on parle de la Constitution pour en faire connaître les défauts ; souffrez que l'on parle des lois pour que l'on puisse connaître celles qui sont contraires aux droits de la nation ; exigez que l'on conserve le respect dû à la personne sacrée du roi, mais permettez que la vérité l'approche
Source : Gallica

Les principes de 1789 et la liberté de la presse… (1867)

La liberté de publier ses opinions faisant partie de la liberté individuelle, puisque l'homme ne peut être libre quand sa pensée est esclave, la liberté indéfinie de la presse sera établie par la suppression absolue de la censure, à la charge par l'imprimeur d'apposer son nom à tous les ouvrages et de répondre personnellement, lui ou l'auteur, de tout ce que les écrits pourraient contenir de contraire à la religion dominante, à l'ordre général, à l'honnêteté publique et à l'honneur des citoyens.
Source : Gallica

Les principes de 1789 et la liberté de la presse… (1867)

Les ouvrages de l'esprit sont la propriété des auteurs, comme les terres sont la propriété des seigneurs. La liberté de la presse est donc un droit dont les auteurs doivent disposer à leur gré, avec les seules restrictions qu'exige la sûreté de chaque individu. On ne doit pas craindre que des principes dangereux se répandent avec les livres qui en seraient infectés. L'effet le plus sûr des prohibitions est de donner de la vogue aux ouvrages défendus; l'effet le plus sûr de la liberté de la presse est de rendre le public indifférent sur les ouvrages mauvais ou médiocres.
Source : Gallica

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