Résumé

Portrait de Odilon Barrot Odilon Barrot Consultation de MM. les bâtonniers de l'ordre des avocats du barreau de Paris en réponse aux questions posées par M. le Cte d'Haussonville… (1860)

Dans l'ordre politique en effet, et au point de vue où nous raisonnons, la critique n'est pas seulement une facuité, une jouissance de l'intelligence ; c'est un droit, c'est un devoir social. En vertu de ce droit, sous l'empire de ce devoir, voilà un citoyen qui dénonce au Sénat, par voie de pétition, un acte ou une loi qu'il croit porter atteinte à la Constitution, à la religion, à la morale, à la liberté des cultes, à la propriété, etc., etc.
Source : Gallica

Portrait de Odilon Barrot Odilon Barrot Consultation de MM. les bâtonniers de l'ordre des avocats du barreau de Paris en réponse aux questions posées par M. le Cte d'Haussonville… (1860)

Qu'estce encore ? Une menace, au fond de laquelle le journal menacé peut apercevoir la mesure plus terrible de la suspension, de la suppression, de la ruine; faits plus graves, sans doute, et qui, pourtant encore, sont, non pas des coups de justice, mais des coups d'autorité; non pas des peines, mais des désastres.
L'avertissement est tout cela, peut-être quelque chose de plus encore; qu'importe? Mais, encore une fois, ce qu'il n'est pas, c'est une peine frappant un délit sur le jugement d'une juridiction reconnue; et, à ces titres, se recommandant au respect, à l'obéissance de tous.
Source : Gallica

Portrait de Odilon Barrot Odilon Barrot Consultation de MM. les bâtonniers de l'ordre des avocats du barreau de Paris en réponse aux questions posées par M. le Cte d'Haussonville… (1860)

La raison et la logique veulent que la souveraineté du peuple puisse toujours protéger et défendre tout ce que la souveraineté du peuple a fondé ou aspire à foncier.
Et, qu'on ne s'en effraye pas ! Car si, par la voie des pétitions, chaque citoyen peut et doit surveiller, avertir, enseigner, solliciter; après tout, la volonté et l'action, quand le moment en est venu, n'appartiennent qu'à la souveraineté du peuple, qui, seule, comme l'a très-bien dit, au surplus, le Président de la République en promulguant la Constitution, reste toujours maîtresse d'ellemême.
Source : Gallica

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