Droit de reproduction

Définition et enjeux

Portrait de Madeleine Pelletier Madeleine Pelletier Le Droit à l’avortement (1913)

Chez les peuples civilisés, le développement de la sexualité est hors de proportion avec les nécessités de la reproduction. Dans le mariage, bien que la descendance entre en ligne de compte, l’acte sexuel est accompli infiniment plus souvent qu’il n’est nécessaire pour procréer, même une famille nombreuse. On le considère comme un besoin devant être périodiquement satisfait, à l’égal des besoins de nourriture et de sommeil.
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Portrait de Madeleine Pelletier Madeleine Pelletier Le Droit à l’avortement (1913)

LE DROIT À L’AVORTEMENT I
Le but naturel de l’amour, c’est la reproduction de l’espèce. Les partisans des causes finales disaient que la nature avait fait agréable l’acte sexuel, pour inciter les individus à se perpétuer. Il ressort de la théorie transformiste, qui est admise aujourd’hui et qui s’appuie sur nombre de faits de l’histoire naturelle, que seules ont pu persister, parmi les espèces bi-sexuées, celles chez lesquelles l’union des sexes a été un plaisir
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Will. Derrey Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1894)

EMPÊCHEMENT TENANT A LA NATURE.
Inaptitude physique.
En l'état de nature, le rapprochement du mâle et de la femelle n'a lieu qu'en vue de la reproduction de l'espèce.
En droit social, si c'est là une des fins du mariage, ce n'en est pas la seule. De là sur l'aptitude physique des époux bien des points de vue, et aussi bien des systèmes.
Puberté..- Et d'abord à partir de quel moment perm'ettre le mariage ? à partir, cela va de soi, du moment où l'homme est apte à engendrer et la femme à concevoir.
Source : Gallica

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