Possession d'état

Définition et enjeux

Pierre Antoine Berryer Biens de la maison d'Orléans. Tribunal civil de la Seine… (1852)

Je soutiens donc que, venant au fond, lorsqu'il apparaît un acte public, un acte de l'administration, un acte du Gouvernement qui, se fondant sur un principe de droit, déclare qu'il y a lieu de réunir une propriété au Domaine de l'Etat, je soutiens qu'il y a lieu de revendiquer le droit de propriété, de revendiquer le maintien dans la possession où l'on est, et de venir contester l'application du principe en vertu duquel on veut faire l'attribution à l'Etat.
Source : Gallica

Les Écrivains politiques du XIXe siècle… (1907)

Il n'y en a pas d'autre que la propriété. Prenez la somme des forces propriétaires : vous aurezunepuissance égale à celle de l'État. — Pourquoi, me demanderez-vous, ce contre-poids ne se trouverait-il pas aussi bien dans la possession3 ou dans le fief ? - C'est que la possession, ou le fief, est elle-même une dépendance de l'État; qu'elle est comprise dans l'État ; que, par conséquent, au lieu de s'opposer à l'État, elle lui vient en aide, elle pèse dans le même plateau : ce qui, au lieu de produire un équilibre, ne fait qu'aggraver le gouvernement.
Source : Gallica

René Foignet Manuel élémentaire de droit constitutionnel… (1892)

Deuxième condition : il faut une prise de possession réelle et effective. — Il y a prise de possession réelle et effective d'un territoire par un Etat, lorsque cet Etat a fait des actes de souveraineté sur ce territoire, par exemple a perçu des impôts, et y a établi des autorités avec mission de l'administrer, d'une manière permanente.
Source : Gallica

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